LE PèRE PARLE à SES ENFANTS

     

Association "Dio è Padre, Casa Pater" Boîte Postale 135 - 67100 L'Aquila ITALIE

 Imprimatur: + Petrus Canisius van Lierde Vic. Generalis et Vic. Civit. Vaticanae Roma, die 13 Martii 1989

   n couverture: photographie authentique du tableau que Mère Eugenie fit peindre après les apparitions.


Présentation

 "Dieu est mon Père!". voilà le cri qui, de nos jours, s'élève toujours plus fréquemment dans le monde, les hommes reconnaissent Dieu comme leur Père.

Par conséquent, nous retenons nécessaire la publication de ce Message que Dieu-Père adonné au monde par l'intermédiarie une créature qui L'à tant aimé, Soeur Eugènie Elisabeth Ravasio, Message considéré authentique par l'Eglise.

En outre, nous avons retenu utile de publier le témoignage que S.E. Mons. Alexandre Caillot, Eve4que de Grenoble, afourni à la conlusion des travaux de la Commission d'experts provenant de diverses parties de la France qu'il convoqua pour le procès diocésain qui commenca en 1935 et qui dura dix ans.

Entre autres fireni partie de la commission: le Vicaire de l'Evîque de Grenoble, théologue; les frè res jésuites Alberto et Augusto Valencin, tous les deux très compétents dans le domaine philosophique et théologique et experts dans l'évaluation de cas semblables; deux médecins dont un psychiatre.

Nous confions à la Vierge Marie la diffusion de ce Message et, avec Elle, nous invoquons le Saint Esprit afin qu'il aide les hommes à comprendre età reconnaitre la profonde tendresse que le Père nourrit pour chaque homme.

Père Andrea D'Ascanio o.f.m. capp.


Bref aperçu de la vie de Mère Eugénie RAVASIO

 Qui était Mère Eugénie? Qui était cette créature que le Père appelait "la fille bien-aimée... ma petite plante"?

 Mère Eugénie a été une des plus grandes lumières de ces temps: le petit prophète d'une Nouvelle Eglise, dans laquelle le Père est au centre et au sommet de toute foi, et dont l'unité est le plus grand idéal de toute spiritua-lité. C'est la lumière que le Père a donné au monde en ce temps chaotique et ténébreux pour que l'on reconnaisse la route à suivre.

 Mère Eugénie nacquit le 4 septembre 1907 d'une famille de paysans, à San Gervasio d'Adda (maintenant Capriate San Gervasio), petit centre de la Région de Bergamo.

Elle fréquenta seulement l'école élémentaire et après avoir travaillé quelques années dans une usine, elle entra à l'âge de 20 ans dans la Congrégation de Notre-Dame des Apôtres, où son caractère charismatique se développa et la fit élir Mère Générale de cette Congrégation â l'âge de 28 ans. Mais toute dimension spirituelle mise à part, il suffirait pour la faire rentrer dans l'histoire, de considérer son action dans le domaine social: en 12 ANS d'activité missionnaire elle ouvrit plus de 70 centres (avec infirmerie, école, et église) dans les lieux les plus abandonnés de l'Afrique, de l'Asie et de l'Europe.

 Elle découvrit le premier médicament soignant la lèpre, extrait d'un germe d'une plante tropicale, remède qui fut ensuite étudié et élaboré par l'Institut Pasteur de Paris.

Elle entraîna à sa suite Raoul Follereau qui fut dès lors considéré comme l'apôtre des lépreux.

De 1939 à 1941, elle réalisa à Azopté (en Côte d'Ivoire) son projet de la "ville des lépreux": c'est un immense cen-tre de regroupement pour ces malades, qui s'étend sur une superficie de 200.000 m2, qui reste encore aujourd'hui un centre d'avant-garde en Afrique et dans le monde. Pour cette réalisation, la France accorda à la Congrégation des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame des Apôtres (dont Mère Eugénie fut Supérieure Générale de 1935 à 1947) la plus grande distinction nationale pour oeuvres à caractère social.

Mère Eugénie retourna vers le Père le 10 août 1990.

L'Oeuvre la plus importante qu'elle nous ait laissée est le message que nous vous présentons ici, "Le Père parle àSes enfants", qui est l'unique révélation donnée person-nellement par Dieu le Père et reconnue authentique par l'Eglise après 10 ans d'examens rigoureux. Il est impor-tant de dire que le Père en 1932, dicta à Mère Eugénie Le Message en latin, langue qui lui était totalement incon-nue. C'est en 1981 que nous avons pu obtenir ce messa-ge de façon miraculeuse et dès 1982 ( pour le 50ème anniversaire) nous avons commencé à le publier en lan-gue italienne.

Ce sont les grâces provenant de ce Message qui nous ont poussé à le répandre gratuitement, surtout dans les prisons, les casernes et les hôpitaux.

Grâce aux collaborateurs que le Seigneur nous a donnés, nous avons pu assurer l'impression en français, albanais, anglais, allemand, arabe, espagnol, polonais, russe, ukrainien.

Voici maintenant, précédant le Message, le Témoignage de Son Excellence Monseigneur Alexandre Caillot, Evêque de Grenoble.

Paix à vous.

 Témoignage de Son Excellence Mgr. Caillot, évêque de Grenoble, a la suite du Rapport établi pendant l'enquête canonique, faite au sujet de Mère Eugénie élisabeth Ravasio

 Dix années se sont écoulées depuis que, comme évêque de Grenoble, j'ai décidé l'ouverture d'une enquête, sur le cas de la Mère Eugénie.

Je possède maintenant des éléments suffisants pour apporter â l'église, mon témoignage d'évêque.

 - Une première certitude se dégage en pleine clarté de l'enquête. Celle des vertus solides de Mère Eugénie.

Dès le début de sa vie religieuse, la Soeur avait attiré l'attention de ses Supérieures, par sa piété, son obéissan-ce, son humilité.

Les Supérieures déroutées par le caractère extraordinai-re des faits qui s'étaient produits pendant le noviciat de la Soeur, étaient décidées à ne pas la garder au couvent. Elles hésitaient et durent renoncer â leur projet, devant la vie exemplaire de la Soeur.

Tout le long de l'enquête, Soeur Eugénie fit preuve d'une grande patience et d'une docilité parfaite, - en se soumettant à tous les examens médicaux sans se plaindre,

- en répondant aux interrogatoires, souvent longs et péni-bles, des commissions théologiques et médicales, - en acceptant les contradictions et les épreuves.

Tous les enquêteurs ont loué surtout, sa simplicité.

Plusieurs circonstances ont permis aussi, de découvrir que la Soeur était capable de pratiquer la vertu â un degré héroïque, au témoignage des théologiens, notamment l'obéissance dans l'enquête du Révérend Père Auguste

VALENCIN, en juin 1934, et l'humilité dans la douloureuse journée du 20 décembre 1934.

Dans ses fonctions de Supérieure générale, je puis atte-ster que je l'ai trouvée etrès appliquée à son devoir d'état, se donnant â sa tâche, qui devait cependant lui paraître d'autant plus difficile qu'elle n'y était pas préparée, avec un amour des âmes, de sa Congrégation et de l'église. Ceux qui la voient vivre de près sônt frappés, comme je le suis moi-même, de sa force d'âme au milieu des difficultés.

Ce ne sont pas seulement les vertus qui m'impression-nent, ce sont les qualités que la Mère révèle dans l'exercice de l'autorité qu'une religieuse, peu instruite, en arrive àoccuper la plus haute fonction de sa Congrégation! Ily a là, déjà quelque chose d'extraordinaire, et, à ce point de vue, l'enquête faite par mon Vicaire Général Mgr GUERRY - le jour de l'élection - est fort suggestive. Les réponses des capitulantes, toutes, supérieures et déléguées des diverses missions, ont montré qu'elles choisissaient Mère Eugénia comme Supérieure générale, malgré son jeune âge et les obstacles canoniques qui devaient écarter normalment l'idée de sa nomination, en raison de ses qualités de juge-ment, d'équilibre, d'énergie et de fermeté. La réalité semble bien avoir dépassé l'espérance que les électrices mettaient en celle qu'elles choisissaient.

Ce que j'ai le plus remarqué chez elle, c'est d'abord, son intelligence claire, vive, pénétrante. J'ai dit que son instruction avait été déficiente, d'ailleurs, pour des raisons extérieures indépendantes d'elle-même: la maladie pro-longée de sa mère, l'avait obligée à prendre, très jeune, les soucis du ménage et, à manquer la classe très souvent. Puis, se furent, et jusqu'à son entrée au couvent les rudes années de la vie à l'usine, comme ouvrière tisseuse.

Malgré ces lacunes premières, dont les conséquences se font évidemment sentir dans sa composition et l'ortho-graphe, Mère Eugenia fait â sa Communauté de nombreu-ses conférences. Elle a rédigé elle-même notamment, ses circulaires à sa Congrégation et, les contrats conclus avec es municipalités ou les Conseils d'administration, pour les Etablissements hospitaliers confiés aux Soeurs de Notre-Dame des Apôtres. Elle a composé un long directoire.

Elle voit clair et juste dans une situation, comme dans un cas de conscience. Ses directions sont nettes, précises, particulièrement pratiques. Elle connaît particulièrement chacune de ses mille quatre cents filles, avec leurs aptitu-des et leurs vertus, et est ainsi capable pour les nomina-tions aux différents postes, de choisir celles qui sont les plus qualifiées. Elle a également une connaissance exacte, personnelle, des besoins, des ressources de sa Congrégation, de la situation de chaque maison. Elle a fait la visite de toutes ses missions.

Nous voulons noter aussi son esprit de prévoyance. Elle a pris toutes les dispositions nécessaires pour que, dans l'avenir, chaque établissement hospitalier ou scolaire, ait les Soeurs diplômées et ce dont il aura besoin pour vivre et se développer. Il me paraît tout spécialement intéressant enfin, de faire remarquer que Mère Eugénie semble douée d'un esprit de décision, du sens du réel et d'une volonté réalisatrice. En six ans elle a fait soixante sept fondations et elle a su apporter bien des améliorations utiles dans la Congrégation.

Si je révèle ses qualités d'intelligence, de jugement, de volonté, ses aptitudes de gouvernement, c'est parce qu'elles me paraissent écarter définitivement, toutes ces hypothèses qu'il a bien fallu envisager à un moment au cours de l'enquête, mais qui étaient impuissantes à donner l'explication satisfaisante: hypothèses d'hallucinations, d'illusions, de médiumnité, d'hystérie, de délire.    La vie de la Mère est une constante démonstration de son équilibre mental et général, et, cet équilibre semble même à des regards observateurs, être la note dominante de sa personnalité. Les autres hypothèses de suggestibi-lité, de maniabilité, qui avaient poussé les enquêteurs à se demander s'ils n'étaient pas en présence d'une nature très impressionnable, véritable miroir à facettes subissant tou-tes les influences et les suggestions, ont été également réfutées par la réalité quotidienne. Mère Eugénie, bien que douée d'une nature sensible et d'un tempérament émotif, a prouvé qu'elle ne faisait pas acception des personnes et que, bien loin de se laisser influencer par les considéra-tions humaines, elle savait marquer ses projets, son acti-vité, ses réalisations et s'imposer aux autres par son rayonnement personnel. Un simple fait en dira plus long que toutes les appréciations: au lendemain de son élection comme Supérieure Générale, elle dut procéder â des élec-tions de Supérieures, or, elle n'hésita pas à remplacer une de celles qui venaient de voter pour elle: en débarquant en Egypte, cette Supérieure locale apprit son changement, notifié par avion.

 2°) Sur l'objet de la Mission:

 L'objet de la Mission qui aurait été confié à Mère Eugénie, est précis et, du point de vue doctrinal, me paraît légitime et opportun.

Objet précis: faire connaître et honorer le Père, notam-ment par l'institution d'une fête spéciale, demandée àl'église. L'enquête a établi qu'une fête liturgique en l'hon-neur du Père, serait bien dans la ligne de tout le culte catholique, conforme au mouvement traditionnel de la prière catholique, qui est une ascension vers le Père, par le Fils, dans l'Esprit, comme le prouvent les oraisons de la Messe et l'oblation liturgique au Père dans le Saint Sacrifice. D'autre part, cependant, c'est un fait qu'il n'exi-ste aucune fête spéciale en l'honneur du Père; la Trinité est honorée comme telle, le Verbe et l'Esprit-Saint sont honorés dans leur mission et leurs manifestations exté-rieures, seul, le Père n'a pas une fête propre, qui attirerait l'attention du peuple chrétien sur sa Personne. Faut-il attribuer à cette absence d'une fête liturgique en Son hon-neur ce fait, qu'une enquête assez étendue auprès de nom-breux fidèles a révélé, dans les diverses classes de la  société et, méme auprès de nombreux prêtres et religieux:

«Le Père n'est pas connu, on ne le prie pas, on ne pense pas à Lui». L'enquêteur découvre même avec stupeur, qu'un grand nombre de chrétiens se détournent du Père, parce qu'ils voient en Lui, un Juge terrible. Ils préfèrent s'adresser à l'humanité du Christ et, combien demandent à Jésus de les protéger contre la colère du Père!

Une fête spéciale, aurait donc comme premier effet de rétablir l'ordre dans la piété de beaucoup de chrétiens et, de les ramener à la consigne du Divin Sauveur: «Tout ce que vous demandez au Père, en mon nom... » et ensuite:

«Désormais, vous prierez ainsi: Notre Père...».

Une fête liturgique en l'honneur du Père aurait égale-ment pour effet, d'élever le regard vers Celui que l'Apôtre Saint Jacques appelait: «Le Père des Lumières de qui nous viennent tous les dons...».

Elle habituerait les âmes à considérer la Bonté Divine les bienfaits de Dieu Trinité et, c'est par sa nature divine, commune aux Trois Personnes, que Dieu répand sur le monde les trésors inépuisables de sa Miséricorde Infinie.

Il semblerait donc, au premier abord, qu'il n'y ait aucu-ne raison spéciale d'honorer le Père en particulier, pour-tant, n'est-ce pas le Père qui a envoyé Son fils dans le monde? et, s'il est souverainement juste de rendre un culte au Fils et à l'Esprit, pour leurs manifestations exté-rieures, ne serait-il point juste et équitable, de rendre grâ-ces à Dieu le Père, comme le demandent les préfaces de la Messe, pour le Don qu'Il nous a fait de son Fils.

L'objet propre de cette fête spéciale se dégage ainsi net-tement: Honorer le Père, Le remercier, Le louer, pour nous avoir donné Son Fils; en un mot, comme le dit exactement le Message: comme Auteur de la Rédemption. - Rendre grâces à Celui qui a tant aimé le monde, qu'Il lui a donné Son Fils Unique, pour que tous les hommes, rassemblés dans le Corps Mystique du Christ, récapitulent ce Fils, deviennent fils en Lui. A l'heure où le monde égaré par les doctrines du laicisme, de l'athéisme et des philosophies  modernes ne connaît plus Dieu, le vrai Dieu, cette fête ne ferait-elle pas connaître à beaucoup le Père vivant que Jésus nous a révélé, le Père de miséricorde et de bonté?

Ne contribuerait-elle pas à accroître le nombre de ces adorateurs du Père «en esprit et en vérité» que Jésus a annoncés? A l'heure où le monde déchiré par des guerres meurtrières va éprouver le besoin de chercher un principe solide d'union, pour un rapprochement entre les peuples, cette fête n'apporterait-elle pas une grande lumière, en apprenant aux hommes, qu'ils ont tous au Ciel le même Père: Celui que Jésus leur a donné et vers qui 111es entraî-ne, comme membres de son Corps mystique, dans l'unité du même Esprit d'Amour! A l'heure où tant d'âmes épui-sées ou lassées par les épreuves de la guerre, pourraient être avides de se tourner vers une vie intérieure profonde, cette fête n'est-elle pas capable de les appeler "au-dedans" pour adorer le Père qui est dans le secret et pour se livrer en une oblation filiale et généreuse au Père, Source unique de la Vie de la Trinité Sainte en elles? Une telle fête, ne conserverait-elle pas le beau mouvement de vie surnatu-relle qui entraîne logiquement les âmes, autour de l'enfan-ce spirituelle et de la vie filiale vers le Père, par la confian-ce, l'abandon à la Volonté Divine, l'esprit de foi?

Par ailleurs, distinct de cette question d'une fête spécia-le et quelle que soit la décision de l'église sur ce point, il y a un problème de doctrine qui se pose. D'éminents théolo-giens estiment que la doctrine des rapports de l'âme avec la Trinité Sainte demande à être approfondie et qu'elle pourrait être pour les âmes, une source de lumière sur la vie en société avec le Père et le Fils, dont parle S. Jean, sur la participation à la vie de Jésus, Fils du Père, par une commune disposition du Christ, intime de son Coeur Sacré, notamment à sa charité filiale pour son Père.

Quoiqu'il en soit de ces problèmes théologiques, ce que je veux souligner ici, c'est ce fait: qu'une pauvre ignorante en théologie déclare, avoir des communications divines, qui pourraient bien être riches de doctrine.

Les constructions imaginaires d'une visionnaire, sont pauvres, stériles, incohérentes.

Par contre, le Message que la Mère Eugénia dit, lui avoir été confié par le Père, est fécond, - avec un mélange har-monieux de deux caractères qui le rend plus sûr: d'une part, il se présente comme traditionnel dans l'église, sans un aspect de nouveauté, qui pourrait le faire taxer de suspect, car, il répète sans cesse, que. tout a été dit déjà, par la Révélation du Christ sur Son Père, et que tout est dans l'évangile.

Mais, d'autre part, il déclare que cette grande Vérité, sur la connaissance du Père, demande à être repensée, approfondie, vécue.

La disproportion, entre la faiblesse de l'instrument inca-pable par lui-même de découvrir une doctrine de cette nature, et la profondeur du Message que la Soeur apporte, ne laisse-t-elle pas entrevoir, qu'une autre cause supérieu-re, surnaturelle, divine, est intervenue pour lui confier ce Message?

Je ne vois pas comment, humainement, on pourrait expliquer la découverte, par la Soeur, d'une idée dont les enquêteurs théologiens n'ont entrevu que, peu à peu, l'ori-ginalité et la fécondité.

Un autre fait me semble également très suggestif: lors-que la Soeur Eugénia a annoncé qu'elle avait eu des appa-ritions du Père, les enquêteurs théologiens lui ont répli-qué, que les apparitions du Père, étaient en elles-mêmes impossibles, qu'elles ne s'étaient d'ailleurs jamais produi-tes dans l'histoire, - à ces objections, la Soeur a résisté, déclarant simplement: «Le Père m'a dit de décrire ce que je voyais. Il demande à ses fils théologiens de chercher. » La Soeur n'a jamais varié dans ses explications, elle a mainte-nu ses affirmations pendant de longs mois. Or, ce n'est qu'en janvier 1934, que les théologiens découvrirent, dans Saint Thomas d'Aquin lui-même, la réponse à l'objection qu'ils se faisaient.

La réponse du grand docteur, sur la distinction entre l'apparition et la mission fut lumineuse. Elle leva l'obstacle qui paralysait toute l'enquête. Contre de savants théolo-giens, la petite ignorante avait eu raison. Comment là encore expliquer humainement la lumièle, la sagesse, la persévérance de la Soeur? Une fausse visionnaire aurait cherché à s'adapter aux explications des théologiens. La Soeur a tenu bon; Voilà de nouvelles raisons pour lesquel-les son témoignage nous paraît digne d'être appuyé avec confiance.

En tout cas, ce qui me parait digne de remarque c'est cette attitude de réserve prise et indiquée à l'égard du mer-veilleux. Tandis que de fausses mystiques font passer àleur plan ou même ne voient que les choses extraordinai-res. Celles-ci sont, dans le cas de la Soeur, reléguées au 2éme plan, à titre de preuves et de moyens. Il y a une absence d'exaltation, un équilibre des valeurs qui font bonne impression.

De l'enquête des théologiens je ne dirai que peu de cho-ses. Les Révérends Pères Albert et Auguste Valencin sont estimés pour leur autorité philosophique et théologique, pour leur connaissance de la vie spirituel le aussi . Il savaient dû intervenir déjà en d'autres circonstances pour des faits du genre de ceux qui étaient soumis, cette fois, àleur examen.

Nous savons qu'ils l'avaient fait avec beaucoup de pru-dence. Ce sont ces raisons qui les avaient désignés à notre choix.

Nous leur sommes reconnaissants pour une collabora-tion qui fut dévouée et vraiment consciencieuse. Leur témoignage en faveur de la Soeur et en faveur d'une expli-cation surnaturelle des faits dans leur ensemble a d'autant plus de valeur qu'ils sont demeurés longtemps, d'abord hostiles et sceptiques, puis hésitants. Ils ont été gagnés peu à peu après avoir soulevé toutes sortes d'objec-tions et imposé à la Soeur de rudes épreuves.

CONCLUSIONS

En mon âme et conscience avec le sentiment très vif de ma responsabilité devant l'église, je déclare:

Que l'intervention surnaturelle et divine me parait seule capable de donner de l'ensemble des faits une explication logique et satisfaisante.

Dégagé de tout ce qui l'entoure, ce fait essentiel m'apparaît plein de noblesse, d'élévation, de fécondité surnaturelle.

Une humble religieuse a rappelé les âmes au vrai culte du Père, tel que Jésus l'a enseigné et tel que l'église l'a fixé dans sa liturgie. Il n'y a là rien de troublant, rien que de très pur et conforme à une solide doctrine.

Les faits merveilleux qui accompagnent ce message, pourraient être dissociés de cet événement central que celui-ci conserverait toute sa valeur. L'église dira si l'idée de la Fête spéciale peut être retenue séparément du fait particulier de la Soeur, et pour des raisons doctrinales.

J'estime que la grande preuve de l'authenticité de la Mission de la Soeur nous est fournie par la manière dont elle applique à sa vie réelle, la belle doctrine qu'elle serait venue rappeler.

J'estime qu'il convient de la laisser continuer son oeu-vre. Je crois qu'il y a là le doigt de Dieu et, après dix années de recherches, de réflexions et de prières, je bénis le Père d'avoir daigné choisir mon diocèse, comme le lieu de manifestations aussi touchantes de son Amour.

 TéMOIGNAGE DE MONSEIGNEUR CAILLOT évêque de Grenoble à l'époque où a été donné le Message

 

Message de notre Père

premier cahier

   

1er Juillet 1932

 FÊTE DU PRECIEUX SANG DE NOTRE SEIGNEUR JéSUS CHRIST

 Voici enfin le jour à jamais béni de la Promesse du Père céleste!

Aujourd'hui se terminent les longs jours de la prépara-tion etje me sens près, tout près de la venue de mon Père et du Père de tous les hommes.

Quelques minutes de prière et puis, des joies toutes spi-rituelles! Une soif de Le voir et de L'entendre m'ont saisie.

Mon coeur tout brolartt d'amour s'ouvrait avec une con-fiance tellement grande, que je constatais que jusqu'ici, je n'avais jamais été si confiante avec personne.

La pensée de mon Père me jetait comme dans une folie d'allégresse.

Enfin des chants commencent à se faire entendre! Des Anges viennent et m'annoncent cette heureuse arrivée! Leurs cantiques étaient si beaux, que je me suis proposée de les écrire quand je le pourrai.

Cette harmonie cessa un instant, et voilà le cortège des élus, des Chérubins ainsi que des Séraphins, avec DIEU

NOTRE CRéATEUR et NOTRE PéRE!

Prosternée, la face contre terre, abîmée dans mon néant, je récitai Le MAGNIFICAT

Tout de suite après, le Père me dit de m'asseoir avec Lut pour écrire ce qu'il a décidé de dire aux hommes.

Toute sa Cour qui L'avait accompagné, a disparu. Le Père seul reste avec moi et, avant de s'asseoir Il me dit:

"JE te l'ai déjà dit et JE te le dis encore: JE ne peux plus donner une autre fois mon Fils Bien-Aimé, pour prouver Mon Amour pour les hommes! Or, c'est pour les aimer et pour qu'ils connaissent cet Amour, que JE viens parmi eux, prenant leur ressemblance, leur pauvreté.

Vois, JE dépose Ma Couronne et Toute Ma gloire, pour prendre l'attitude d'un homme ordinaire"!

Après qu'il eût pris l'attitude d'un homme ordinaire en déposant Sa couronne et Sa gloire à Ses pieds, Il prit le globe du monde sur Son Coeur l'y soutenant de la Main gauche, puis Il s'assit auprès de moi. Je ne puis dire que quelques mots sur Son arrivée et sur l'attitude qu'Il daigna prend re ainsi que sur Son Amour! Dans mon ignorance je ne trouve pas de mot pour exprimer ce qu'll me fait com-prendre.

«PAIX et SALUT, dit-Il, dans cette maison et dans le monde entier: Que MA PUISSANCE, MON AMOUR, et MON ESPRIT-SAINT touchent les coeurs des hommes, pour que l'humanité toute entière se tourne vers le salut et qu'elle vienne vers SON PèRE qui la cherche, pour l'aimer et la sauver!

«Que Mon Vicaire PIE XI comprenne que voici des jours de salut et de bénediction. Qu'il ne laisse pas per-dre l'occasion d'appeler l'attention des enfants sur LEUR PèRE qui vient parmi eux pour leur faire du bien en cette vie, et préparer leur bonheur éternel.

JE choisis ce jour pour commencer MON OEUVRE parmi les hommes, parce que c'est la FÊTE du SANG PRéCIEUX de MON FILS JéSUS. J'ai l'intention de pétrir dans ce Sang l'Oeuvre que JE viens commencer, pour qu'Elle porte de grands Fruits dans l'humanité entière.

 VOICI LE VRAI BUT DE MA VENUE

 1° )- Je viens pour bannir la crainte excessive que mes créatures ont de Moi, et pour leur faire comprendre que Ma joie est d'être connu et aimé de mes enfants, c'est-à-dire de toute l'humanité présente et future.

2°) - JE viens apporter l'espérance aux hommes et aux nations. Combien l'ont perdue depuis longtemps déjà! Cette espérance les fera vivre dans la paix et la sécurité en travaillant à leur salut.

3°) - JE viens pour Me faire connaître TEL que JE suis. Pour que la confiance des hommes grandisse en même temps que leur amour pour MOI leur PèRE, qui n'ai qu'un seul souci: celui de veiller sur tous les hom-mes et de les aimer comme mes enfants.

Le peintre fait ses délices de la contemplation du tableau qu'il a peint lui-méme; ainsi MOI, JE ME com-plais, JE mets Ma joie à venir parmi les hommes, chef-d'oeuvre de MA création.

Le temps presse, JE voudrais que l'homme sût au plus tôt que JE l'aime et que JE mets mon plus grand bonheur à être avec lui et à converser avec lui, comme un Père avec ses enfants.

JE suis l'Eternel et lorsque JE vivais seul, J'avais déjà résolu d'employer MA Toute-Puissance pour créer des êtres à Mon Image. Mais, avant il fallait la création maté-rielle pour que ces êtres puissent trouver leur subsistan-ce: alors ce fut la création du monde! JE le remplissais de ce que JE savais devoir être nécessaire aux hommes:

l'air, le soleil et la pluie et de tant d'autres choses que JE savais être nécessaires à leur vie.

Enfin l'homme est créé! JE ME suis complu dans Mon Oeuvre. L'homme commet le péché, mais c'est alors que Mon infinie Bonté va se montrer.

Pour vivre parmi les hommes que JE créai, JE choisis dans l'Ancien Testament des Prophètes à qui J'ai cornu-fliqué Mes désirs, mes peines et mes joies, pour qu'ils les fassent passer à tous. Plus le mal grandissait, plus Ma Bonté Me pressait de Me communiquer à des âmes justes pour qu'elles transmissent mes ordres à ceux qui causaient le désordre. Aussi dussé-JE parfois user de sévérité pour les reprendre, non pour les châtier - ce qui n'aurait fait que du mal, mais pour les détourner du vice et les tourner vers leur Père et leur Créateur qu'ils avaient oublié et méconnu dans leur ingratitude. Plus tard, le mal submergea tellement le coeur des hommes, que JE fus contraint d'envoyer des malheurs sur le monde pour que l'homme fût purifié par la souffrance, la destruction de ses biens ou même la perte de la vie; ce fut le déluge, la destruction de Sodome et de Gomorrhe, les guerres de l'homme contre l'homme, etc. etc..

J'ai toujours voulu rester dans ce monde parmi les hommes. Ainsi pendant le déluge, J'étais auprès de Noé -le seul Juste d'alors - De même dans les autres cala-mités, Je trouvais toujours un Juste auprès duquel demeurer et, par lui, Je demeurais au milieu des hom-mes de ce temps et il en fut toujours ainsi.

Le monde a été souvent purifié de sa corruption par Mon infinie Bonté envers l'humanité.

Alors Je continuais à choisir des âmes dans lesquelles JE ME complaisais , pour que par elles , Je puisse ME complaire avec Mes créatures, les hommes.

J'avais promis au monde le MESSIE. Que n'ai-Je pas fait pour préparer Sa Venue! en ME montrant dans les figures qui LE représentaient même 1000 et 1000 ans avant Sa venue!

Car ce MESSIE qui est-IL? D'où vient-IL? que fera-t-IL sur la terre? Qui vient-IL représenter?

LE MESSIE, c'est DIEU.

- Qui est Dieu?—Dieu c'est le PéRE, le FILS et le SAINT-ESPRIT. - D'où vient-IL ou plutôt qui Lui a ordonnné de venir parmi les hommes?—C'est MOI son

PèRE, DIEU.

- Qui représentera-t-IL sur la terre?—Son PèRE; DIEU.

- Que fera-t-IL sur la terre?—Il fera connaître et aimer le PèRE: DIEU. N'a-t-IL pas dit:

«Ne savez-vous pas qu'il faut que Je sois aux choses de Mon Père?» - «Nesciebatis quia in his, quae Patris mei sunt oportet me esse», dans St. Lue, ch. 2 verset 49.

«Je ne suis venu que pour faire la volonté de Mon Père». -«Tout ce que vous demanderez à Mon Père en mon

Nom, Il vous le donnera».

«Vous le prierez ainsi: Notre Père qui êtes aux Cieux, etc.. » et ailleurs, comme il est venu pour glorifier le Père et Le faire connaître aux hommes, Il dit:

«Qui Me voit, voit Mon Père>'.

«Je suis dans le Père et le Père est en Moi>'.

«Personne ne vient au Père si ce n'est par Moi» - nemo venit ad Patrem nisi per me», dans St. Jean, eh. XIV ver-set 6.

«Quiconque est avec Moi, est aussi avec Mon Père» etc. etc..

Concluez, ô hommes, que de toute éternité Je n'ai eu qu'un désir celui de Me faire connaître aux hommes et de M'en faire aimer, désirant rester sans cesse auprès d'eux.

Voulez-vous une preuve authentique de ce désir que Je viens d'exprimer?

Pourquoi ai-JE ordonné à Moïse de construire le Tabernacle et l'Arche d'Alliance, si ce n'est parce que J'avais le désir ardent de venir habiter, comme un Père, un Frère, un Ami confiant avec mes créatures, les hom-mes? Malgré cela ils M'ont oublié, offensé, par des fautes sans nombre. Et pour qu'ils se souviennent malgré tout de leur Père Dieu et de l'unique désir qu'IL a de les sau-ver, J'ai donné Mes Commandements à Moïse, pour que étant tenus de les observer, ils pussent se souvenir du Père infiniment bon, tout occupé de leur salut présent et éternel. Tout cela tomba encore dans l'oubli et le hommes sombrèrent dans l'erreur et la crainte, trouvant pénible àobserver les Commandements tels que Je les avais tran-smis par Moïse, ils se sont forgé d'autres lois en confor-mité avec leurs vices, pour les observer plus facilement. Peu à peu, dans la crainte exagérée qu'ils avaient de Moi, ils M'ont encore oublié et accablé d'outrages.

Mon Amour pour ces hommes, mes enfants, ne s'est point arrêté cependant. Toutefois, lorque J'eus bien con-staté que ni les Patriarches, ni les Prophètes, n'avaient pu Me faire connaître et aimer des hommes, j'ai résolu d'aller MOI-Même.

Mais, comment faire pour Me trouver au milieu des hommes ? Il n'y avait pas d'autre moyen que d'aller Moi-Même, dans la deuxième Personne de Ma Divinité. Les hommes Me connaîtront-ils? M'écouteront-ils?

Pour moi rien n'était caché dans l'avenir, comme réponse à ces deux questions. Je répondais Moi-Même:

«Ils ignoreront Ma présence, tout en étant près de Moi. Dans Mon Fils ils Me maltraiteront, malgré tout le bien qu'IL leur fera. Dans Mon Fils, ils me calomnieront , ils Me crucifieront pour Me faire mourir.

M'arrêterai-Je pour cela? Non, Mon Amour est trop grand pour mes enfants, les hommes!

Je ne Me suis pas arrêté là; mais reconnaissez bien que Je vous ai aimés pour ainsi dire, plus que Mon Fils Bien-Aimé, ou pour mieux dire encore: plus que Moi-Même.

Ce que Je viens de vous dire est tellement vrai, que s'il avait suffi d'une de mes créatures pour expier les péchés des autres hommes, par une vie et une mort telle que celle de Mon Fils, J'aurais hésité. Pourquoi? Parce que J'aurais trahi Mon Amour en faisant souffrir une autre créature que J'aime, au lieu de souffrir Moi-Même, en Mon Fils. Je n'aurais jamais voulu faire souffrir de la sorte mes enfants.

Voilà donc en raccourci le récit de Mon amour jusqu'à Ma venue par Mon Fils, au milieu des hommes. Tous ces événements la plupart des hommes les connaissent, mais ils en ignorent l'essentiel, à savoir: que c'est l'Amour qui a tout conduit!

Oui, c'est l'Amour, voilà ce que J'entends vous faire remarquer dans ce récit que vous venez de lire.

Or, cet Amour est oublié. Je veux vous le rappeler pour que vous appreniez à Me connaître Tel que JE suis. pour que vous ne soyez pas craintifs comme des escla-ves, envers un Père qui vous aime à ce point.

Voyez, dans ce récit nous ne sommes qu'au premier jour du premier siècle et Je voudrais le conduire jusqu'à nos jours: au XXème siècle.

Oh! que Mon Amour de Père a été oublié parmi les hommes! Pourtant JE vous aime si tendrement! En Mon FILS, c'est-à-dire dans la Personne de Mon Fils fait homme, que n'ai-JE fait encore! La divinité, en cette humanité, s'est voilée, petite, pauvre, humiliée. JE menais avec Mon Fils Jésus, une vie de sacrifice, de tra-vail. JE recevais Ses prières pour que l'homme ait un chemin tracé, pour marcher toujours dans la justice, afin de venir en sûreté jusqu'à MOI.

Certes, JE sais bien comprendre la faiblesse de mes enfants! C'est pourquoi JE demandais à Mon Fils de leur donner des moyens de se soutenir dans leur défaillance. Ces moyens les aideront à se purifier de leur péché, pour qu'ils soient encore les enfants de Mon Amour. Ce sont principalement les sept Sacrements et surtout le grand moyen pour vous sauver, malgré vos chutes: c'est le Crucifix, c'est le Sang de Mon Fils qui, à chaque instant jaillit sur vous, pourvu que vous le vouliez, soit par le Sacrement de Pénitence, soit aussi par le Saint Sacrifice de la Messe.

Mes chers enfants, voilà vingt siècles que JE vous comble de ces biens par des grâces spéciales et le résul-tat est bien minime! Combien de mes créatures, deve-nues enfants de Mon Amour par Mon Fils, se sont jetées très rapidement dans l'abîme éternel! En vérité, ils n'ont pas connu mon Infinie Bonté, Je vous aime tant! (expres-sion préférée de Soeur Eugenia et qui revient souvent).

Ah! vous du moins qui savez que JE viens Moi-Même pour vous parler, vous faire connaître Mon Amour, par pitié de vous-même, ne vous jetez pas dans le précipice. Je suis Votre Père!

Serait-il possible qu'après M'avoir appelé Votre Père et M'avoir témoigné votre amour, vous trouviez en Moi un coeur assez dur et assez insensible pour vous laisser périr? Non, non! ne le croyez pas! je suis le meilleur des Pères. JE connais la faiblesse de mes créatures. Venez, venez à Moi avec confiance et amour! Et Moi JE pardon-nerai à votre repentir. Même si vos péchés étaient répu-gnants comme la boue, votre confiance et votre amour Me les feront oublier, si bien que vous ne serez pas jugés. Eh quoi, JE suis juste il est vrai, mais l'Amour paie tout.

Ecoutez, mes enfants, faisons une supposition et vous aurez l'assurance de Mon Amour. Pour Moi, vos péchés c'est comme du fer, pour Moi vos actes d'amour, c'est comme de l'or. Quand vous Me livreriez mille kilos de fer, ce ne serait pas tant que si vous Me donniez dix kilos d'or! Ce qui signifie, qu'avec un peu d'amour on rachète d'immenses iniquités.

Voilà donc, une très faible figure de Mon Jugement sur mes enfants les hommes, tous sans exception. Il faut donc arriver jusqu'à Moi. Je suis Si près de vous! Il faut donc M'aimer et M'honorer pour que vous ne soyez point jugés ou tout au plus jugés avec un Amour infiniment Miséricordieux!

N'en doutez pas! Si Mon Coeur n'était pas fait ainsi, J'aurais déjà exterminé le monde autant de fois qu'il aurait commis de péché! Tandis que, vous en êtes témoins, à chaque instant Ma protection se manifeste par des grâces et des bienfaits.

De là vous pouvez conclure qu'il y a un Père au-des-sus de tous les Pères, qu'IL vous aime et qu'IL ne cessera jamais de vous aimer, pourvu que vous le vouliez.

Je viens parmi vous par deux chemins: la Croix et l'Eucharistie.

LA CROIX est Mon chemin pour descendre parmi Mes enfants, parce que c'est par Elle que JE vous ai fait racheter par Mon Fils. Et pour vous, la Croix, c'est votre chemin pour monter vers Mon Fils et de Mon Fils jusqu'à Moi. Sans elle vous ne pourriez jamais venir, parce que l'homme, par le péché, a attiré sur lui le châtiment de la séparation d'avec Dieu.

Par l'EUCHARISTIE JE réside parmi vous, comme un Père dans sa famille. J'ai voulu que Mon Fils institue l'Eucharistie pour faire de chaque Tabernacle le réservoir de Mes grâces, de mes richesses et de Mon Amour, pour les donner aux hommes mes enfants. C'est encore par ces deux chemins que JE fais descendre sans cesse, et Ma Puissance, et Mon infinie Miséricorde.

Maintenant que JE vous ai montré que Mon Fils Jésus me représente parmi les hommes, et que, par lui, Je demeure sans cesse parmi eux, JE veux vous montrer aussi que JE viens parmi vous par MON ESPRIT-SAINT.

L'Oeuvre de cette troisième personne de Ma Divinité s'accomplit sans bruit et l'homme ne l'aperçoit pas sou-vent. Mais pour Moi, c'est un moyen très propre pour demeurer non seulement dans le Tabernacle, mais enco-re dans l'âme de tous ceux qui sont en état de grâce, pour y établir Mon Trône et y demeurer toujours comme le Vrai père qui aime, protège et soutient son enfant. Nul ne peut comprendre la joie que J'éprouve quand Je suis seul à seul avec une âme. Personne encore jusqu'ici, n'a compris les désirs infinis de Mon Coeur de PèRE DIEU, d'être connu, aimé et honoré de tous les hommes, justes et pécheurs. Pourtant ce sont ces trois Hommages que je désire recevoir de l'homme pour que Je sois toujours miséricordieux et bon, même envers les plus grands pécheurs. Que n'ai-JE pas fait à mon Peuple depuis Adam jusqu'à Joseph, Père Nourricier de Jésus, et depuis Joseph jusqu'à ce jour, pourque l'homme puisse Me ren-dre le CULTE SPéCIAL qui M'est dû comme Père, Créateur et Sauveur! Pourtant ce Culte Spécial que J'ai tant désiré et que JE désire encore, ne m'est pas encore donné!

Dans l'Exode vous lisez qu'il faut honorer Dieu d'un Culte spécial. Les Psaumes de David surtout, renferment le même enseignement. Dans les Commandements que j'ai donnés Moi-même à Moïse, J'ai mis en premier lieu:

«Un seul Diéu tu adoreras et aimeras parfaitement». Or, aimer et honorer quelqu'un, les deux choses vont ensem-ble. Puisque JE vous ai comblés de tant de bienfaits, JE dois donc être tout particulièrement honoré de vous!

En vous donnant la vie, J'ai voulu créer à Ma ressem-blance. Votre coeur est donc sensible comme le Mien, le Mien comme le vôtre!

Que ne feriez-vous pas si un de vos proches vous avait rendu quelque petit service pour vous faire plaisir? L'homme le plus froid conserverait pour cette personne une reconnaissance inoubliablé.

Tout homme, en général chercherait même ce qui lui ferait le plus plaisir pour la récompense du service rendu. Eh bien Moi, JE serai bien plus reconnaissant envers vous, en vous assurant la Vie éternelle, si vous Me rendez le petit service de M'honorer comme JE vous le demande.

Je reconnais que vous M'honorez par Mon Fils et il y en a qui savent tout faire monter par Mon Fils Jusqu'à Moi, mais c'est un bien, bien petit nombre! Cependant ne croyez pas qu'en honorant mon Fils, vous ne M'honorez pas! Certes oui, vous M'honorez puisque JE demeure en Mon Fils! Donc tout ce qui est gloire pour Lui, l'est aussi pour Moi.

Mais JE voudrais voir l'homme HONORER SON PèRE  et SON CRéATEUR par un Culte Spécial. Plus vous M'honorerez, plus aussi vous honorerez Mon Fils, car, selon Ma Volonté, IL S'est fait le VERBE INCARNé et Il est venu parmi vous, pour vous faire connaître Celui qui L'a envoyé.

Si vous Me connaissez, vous M'aimerez et vous aime-rez Mon Fils Bien-Aimé, plus que vous ne le faites main-tenant. Voyez combien de Mes créatures, devenues mes enfants par le Mystère de la Rédemption, ne sont pas dans les pâturages que J'ai établis par Mon Fils pour tous les hommes. Voyez combien d'autres - et vous en connaissez - ignorent encore ces pâturages; et tant de créatures sorties de Mes Mains dont Je sais l'existence alors que vous l'ignorez, qui ne connaissent pas même la Main qui les a créées!

Ah! que JE voudrais ME faire connaître comme le Père tout-puissant que JE suis pour vous et que JE serai aussi pour eux par Mes bienfaits! JE voudrais leur faire passer une vie plus douce par Ma Loi, JE voudrais que vous alliez à eux en Mon Nom, et que vous leur parliez de Moi. Oui dites-leur qu'ils ont un Père qui après les avoir créés, veut leur donner les trésors qu'IL possède. Surtout dites-leur que JE pense à eux, que JE les aime et que JE veux leur donner le bonheur éternel. Ah! JE vous le pro-mets: les hommes se convertiront plus vite!

Croyez que SI VOUS AVIEZ COMMENCé DéS LA PRI-MITIVE éGLISE à M'HONORER et ME faire honorer par un CULTE SPéCIAL, après vingt siècles écoulés, il serait resté bien peu d'hommes vivant dans l'idolâtrie, dans le paganisme et dans tant de sectes fausses et mauvaises, dans les quelles l'homme court les yeux fermés se jeter dans les gouffres du feu éternel! Et voyez combien de tra-vail reste à faire!

MON HEURE EST VENUE! Il faut que JE sois connu, aimé et honoré des hommes, pour qu'après les avoir créés JE puisse être leur Père, ensuite leur Sauveur et enfin l'Objet de leurs éternelles délices!

Jusqu'ici, JE vous ai parlé de choses que vous saviez déjà, J'ai voulu vous les rappeler pour que vous soyez toujours plus convaincus que JE suis un PèRE très bon et non pas terrible, comme vous le croyez et encore, que JE suis le Père de tous les hommes actuellement vivants et que je créerai jusqu'à la fin du monde.

Sachez aussi que JE veux être connu, aimé et surtout honoré. Que tous reconnaissent Mes Bontés Infinies envers tous et surtout envers les pécheurs, les malades, les mourants et tous ceux qui souffrent. Qu'ils sachent que JE n'ai qu'un seul désir: les aimer tous, leur donner Mes grâces, pardonner à leur repentir et surtout, ne pas les juger par Ma justice, mais par Ma Miséricorde, pour que tous soient sauvés et mis au nombre de mes élus.

Pour conclure ce petit exposé, JE VOUS FAIS UNE PROMESSE dont l'effet sera éternel et la voici:

APPELEZ-MOI du NOM DE PèRE, avec confiance et amour et vous recevrez tout de ce Père, avec amour et miséricorde.

Que Mon Fils, ton Père Spirituel, sache s'occuper de Ma gloire et mettre phrase par phrase ce que JE t'ai fait écrire et aussi, ce que JE te ferai encore écrire, pour que les hommes trouvent facile et agréable à lire l'exposé de ce que JE veux qu'ils sachent, sans cependant rien ajou-ter.

Un peu chaque jour JE te parlerai de MES Désirs sur les hommes, de Mes Joies, de Mes peines et surtout, JE montrerai aux hommes Mes infinies Bontés et la tendres-se de Mon Amour Compatissant.

Je voudrais aussi que tes Supérieures te permissent d'employer tes moments de liberté à t'entretenir avec Moi et que tu pusses une demi-heure par jour, Me consoler et M'aimer et obtenir ainsi que les coeurs des hommes mes enfants, soient bien disposés à travailler à l'extension de ce Culte, dont JE viens vous révéler la forme, pour que vous arriviez à une grande confiance envers ce Père qui veut être aimé de ses enfants.

Pour que cette oeuvre que JE voudrais faire parmi les hommes, puisse s'étendre au sein de toutes les nations le plus rapidement possible, sans cependant que ceux qui seront chargés de l'étendre commettent la moindre imprudence. JE te demande de passer tes journées dans un grand recueillement. Tu serais heureuse de parler peu avec les créatures et dans le secret de ton coeur, même quand tu seras au millieu d'elles, tu Me parleras et tu M'écouteras.

Voici d'ailleurs ce que Je veux que tu fasses: Quand parfois Je te parlerai pour toi, tu écriras Mes confiden-ces, dans un petit carnet spécial. Mais ici, J'entends par-ler aux hommes: Je vis avec les hommes en plus grande intimité qu'une mère avec ses enfants.

Depuis la création de l'homme, JE n'ai jamais cessé un seul instant de vivre auprès de lui, Comme Créateur et Père de l'homme, JE sens comme un besoin de l'aimer. Ce n'est pas que J'aie besoin de lui, mais mon Amour de Père et de Créateur ME fait sentir ce besoin d'aimer l'homme. JE vis donc près de l'homme, JE le suis par-tout, Je l'aide en tout, Je supplée à tout. Je vois ses besoins, ses peines, tous ses désirs et Mon plus grand bonheur est de le secourir et de le sauver.

Les hommes croient que JE suis le Dieu terrible et que JE précipite toute l'humanité en enfer. Quelle surprise àla fin des temps, lorsqu'ils verront tant d'âmes qu'ils croyaient perdues, jouir de l'éternel bonheur au milieu des élus.

Je voudrais que toutes mes créatures aient la convic-tion qu'il y a un Père qui veille sur elles et qui voudrait leur donner, même dès ici-bas, un avant-goût du bonheur éternel.

Une mère n'oublie jamais la petite créature qu'elle vient de mettre au monde. N'est-ce pas encore plus beau de ma part, que JE ME souvienne de toutes les créatures que J'ai mises au monde! Or, si la mère aime ce petit être que JE lui ai donné, MOI JE l'aime plus qu'elle, parce que JE l'ai créé. Si même parfois, il arrivait qu'une mère aimât moins son enfant, à cause d'un défaut qui pourrait exister en Lui, Moi au contraire JE l'aimerais encore davantage. Viendrait-elle même à l'oublier ou à n'y pen-ser que rarement, surtout quand son âge l'aura enlevé àsa vigilance, Moi JE ne l'oublierai jamais. JE l'aime toujours, même ne se souviendrait-il plus de Moi Son Père et Son Créateur, Je Me souviens de lui et JE l'aime encore.

JE vous ai dit plus haut que JE voudrais vous donner, même ici-bas, le bonheur éternel, mais vous n'avez pas compris cette parole dont voici le sens:

Si vous M'aimez et si vous m'appelez avec confiance de ce doux Nom de Père, vous commencez dès ici-bas, l'amour et la confiance qui feront votre bonheur dans l'éternité et que vous chanterez au Ciel dans la compa-gnie des élus. N'est-ce pas là comme une anticipation du bonheur du Ciel qui durera éternellement?

JE désire donc que l'homme se souvienne souvent que JE suis là où il est. Qu'il ne pourrait pas vivre si JE n'étais pas avec lui, vivant comme lui. Malgré son incré-dulité, Je ne cesse jamais d'être auprès de Lui.

Ah! que JE désire voir se réaliser le projet que JE veux vous comuniquer et que voici:

Jusqu'ici, l'homme n'a guère pensé à faire à Dieu Son Père, ce plaisir que JE vais dire.

JE voudrais voir s'établir une grande confiance entre l'homme et son Père des Cieux, un véritable esprit de familiarité et de délicatesse en même temps, pour ne pas abuser de Ma grande bonté.

JE connais vos besoins, vos désirs et tout ce qui est en vous. Mais combien JE serais heureux et reconnaissant, si JE vous voyais venir â Moi et Me faire la confidence de vos besoins, comme un enfant bien confiant fait avec son Père. Comment pourrais JE vous refuser quoi que ce soit de minime ou de grande importance, si vous Me le demandez? Bien que vous ne Me voyez pas, ne Me sen-tez-vous pas tout près de vous, par les événements qui anivent en vous et autour de vous? Comme il sera méri-toire pour vous, un jour de M'avoir cru sans M'avoir vu!

Même maintenant que JE suis ici, en personne au milieu de vous tous, que JE vous parle, vous répétant sans cesse, sous toutes les formes que JE vous aime et que JE veux être connu, aimé et honoré par un Culte Spécial, vous ne Me voyez pas, excepté une seule person-ne, celle à qui JE dicte ce message! Une seule dans toute l'humanité! Pourtant voici que JE vous parle et en celle que JE vois et à qui JE parle, JE vous vois tous et JE vous parle à tous et à chacun et JE vous aime comme si vous ME voyiez!

JE désire donc que les hommes puissent me connaître et sentir que JE suis auprès de chacun d'eux! Rappelez-vous ô hommes, que JE voudrais être l'espoir de l'huma-nité, ne Le suis-JE pas déjà? Si JE n'étais pas l'espoir de l'homme, l'homme serait perdu! Mais il faut que JE sois connu comme tel, pour que la paix, la confiance et l'Amour entrent dans le coeur des hommes et arrivent àles mettre en relation avec leur Père du Ciel et de la terre!

Ne croyez pas que JE sois ce terrible vieillard que les hommes représentent dans leurs images et dans leurs livres! Non! Non! JE ne suis ni plus jeune, ni plus vieux que Mon Fils et Mon Esprit Saint. C'est pourquoi JE vou-drais que tous, depuis l'enfant jusqu'au vieillard, m'appellent du nom familier de Père et d'ami, puisque JE suis toujours avec vous et de frère, puisque JE ME fais semblable à vous, pour vous faire semblables à Moi.

Que Ma joie serait grande de voir les Parents appren-dre à leurs enfants à M'appeler souvent du nom de Père comme JE LE suis! Que JE désirerais voir mettre en cesjeunes âmes une confiance, un amour tout filial envers Moi! J'ai tout fait pour vous. Ne ferez vous pas cela pour Moi?

JE voudrais M'établir en chaque famille comme en Mon domaine, afin que tous puissent dire en toute sécu-rité «nous avons un Père qui est infiniment bon, immen-sément riche et largement miséricordieux. Il pense ànous, Il est près de nous, Il nous aime, Il nous regarde, Il nous soutient Lui-même, Il nous donnera tout ce qui nous manque, si nous Le Lui demandons. Toutes Ses richesses sont nôtres, nous aurons tout ce qu'il nous faut», - JE suis là exprès pour que vous Me demandiez ce qu'il vous faut: "Demandez et vous recevrez». Dans Ma paternelle Bonté Je vous donnerai tout, pourvu que tous sachent Me considérer comme un vrai Père vivant au milieu des miens, comme Je le fais en vérité.

JE désire encore que chaque famille expose à la vue de tous l'image que plus tard JE ferai connaître à ma «petite enfant». JE désire que chaque famille puisse se mettre ainsi sous ma protection toute spéciale, pour pouvoir M'honorer plus facilement. Là chaque jour la famille me fera part de ses besoins, de ses travaux, de ses peines, de ses souffrances, de ses désirs et aussi de ses joies, car un Père doit connaître tout ce qui touche à ses enfants.

Je le sais sans doute puisque JE suis là, mais J'aime tant la simplicité. Je sais ME plier à votre condition. JE ME fais petit avec les petits, JE ME fais moyen avec les hommes d'âge moyen, avec les vieillards JE ME fais sem-blable à eux pour que tous comprennent ce que JE veux leur dire pour leur sanctification et pour Ma gloire.

La preuve de ce que JE viens de vous dire, ne l'avez-vous pas en Mon Fils qui s'est fait petit et faible comme vous? Ne l'avez-vous pas encore maintenant, en Me voyant ici à vous parler? Et pour que vous puissiez com-prendre ce que JE veux vous dire, n'aije pas pris pour lui parler, une pauvre créature comme vous? Est-ce que maintenant JE ne ME fais pas semblable à vous?

Voyez, J'ai mis Ma couronne à Mes pieds, le monde sur Mon Coeur, J'ai laissé ma gloire au Ciel et JE suis venu ici, Me faisant tour à tour, pauvre avec les pauvres et riche avec les riches.

JE veux protéger la jeunesse, comme un tendre Père. il y a tant de mal dans le monde! Ces pauvres âmes inexpérimentées se laissent séduire par les attraits du vice qui, peu à peu, les conduisent à la ruine totale. O vous qui, spécialement avez besoin de quelqu'un qui vous garde dans la vie, pour que vous puissiez éviter le mal, venez à Moi! Je suis votre Père qui vous aime plus que toute autre créature vous aimera jamais! Réfugiez-vous tout près de Moi, confiez-Moi vos pensées et vos désirs. Moi, JE vous aimerai tendrement. JE vous donne-rai des grâces pour le présent et JE bénirai votre avenir. Soyez certains que JE ne vous oublie pas, depuis 15 ou 20 ou 25 ou 30 ans que JE vous ai créés. Venez! JE vois que vous avez grand besoin d'un Père doux et infiniment bon tel que Moi.

Sans M'attarder à tant d'autres choses qu'il serait fort à propos de dire ici mais que JE pourrai dire plus tard, JE veux maintenant parler tout particulièrement, aux âmes de ceux que JE Me suis choisis, prêtres et reli-gieux: à vous, les enfants chéris de Mon Amour, J'ai de grands desseins sur vous.

 AU PAPE

 Avant tous les autres JE M'adresse à toi, mon Fils bien-aimé, à toi Mon Vicaire, pour mettre entre tes mains cette Oeuvre qui devrait être la première de toutes et que, par la crainte que le démon a inspirée à l'homme, on ne verra s'accomplir que dans ce temps. Ah! JE voudrais que tu comprisses l'extension de cette Oeuvre, sa grandeur, sa largeur, sa profondeur, sa hau-teur. JE voudrais que tu comprisses les désirs immenses que J'ai sur l'humanité présente et future! Si tu savais comme JE désire être connu, aimé et honoré des hom-mes, par un Culte Spécial! Ce désir, JE l'ai en Moi de toute éternité et depuis la création du premier homme. Ce désir, JE l'ai exprimé plusieurs fois aux hommes, sur-tout dans l'Ancien Testament. Mais l'homme ne l'a jamais compris. A présent ce désir Me fait oublier tout le passé, pourvu qu'il soit réalisé maintenant dans mes créatures du monde entier.

JE M'abaisse jusqu'à la plus pauvre de mes créatures afin de pouvoir, dans son ignorance lui parler et, par elle, de pouvoir parler aux hommes, sans quielle s'aperçoive de la grandeur de l'Oeuvre que JE voudrais faire parmi eux!

JE ne peux pas parler théologie avec elle, je serais sûr d'échouer, elle ne comprendrait pas.

JE permets qu'elle soit ainsi, pour que JE puisse faire Mon Oeuvre par la simplicité et l'innocence. Mais, c'est àtoi maintenant de mettre cette Oeuvre à l'étude et de la mener très vite à exécution.

Pour être connu, aimé et honoré d'un culte Spécial JE ne demande rien d'extraordinaire. Ce que JE désire seu-lement le voici

1°) - Qu'un jour ou du moins un dimanche, soit con-sacré à m'honorer tout particulièrement sous le NOM DE PèRE DE L'HUMANITé toute entière.

JE voudrais pour cette fête, une Messe- et un Office propres. Il n'est pas difficile d'en trouver les textes dans l'Ecriture Sainte. Si vous préférez Me rendre ce Culte Spécial un dimanche, JE choisis le premier dimanche d'Août: si vous prenez un jour de la semaine, JE préfère que ce soit toujours le 7 de ce même mois.

2°) - Que tout le clergé s'attache à développer ce Culte et surtout qu'il ME fasse connaître aux hommes tel que JE suis et Tel que JE serai toujours auprès d'eux, e est-à-dire le Père le plus tendre et le plus aimant de tous les pères.

3°) - JE désire qu'il ME fasse entrer dans toutes les familles, dans les hôpitaux, même les ateliers et les usi-nes, les casernes, les salles de délibération des ministres des nations, partout enfin où se trouvent mes créatures, n'y en aurait-il même qu'une seule! Que le signe sensible de Mon invisible Présence soit une image montrant que Je suis réellement là présent, ainsi tous les hommes feront toutes leurs actions sous le regard de leur Père et j'aurai Moi-même aussi sous les yeux la créature que j'ai adoptée après l'avoir créée, ainsi tous mes enfants seront comme sous le regard de leur tendre Père.

Sans doute suis-Je partout même maintenant, mais JE voudrais être représenté d'une manière sensible.

4°) - Que pendant l'année le Clergé et les fidèles adop-tent quelques exercices de piété en Mon honneur, sans nuire à leurs occupations ordinaires.

Que sans crainte nos Prêtres aillent partout, parmi toutes les nations porter aux hommes le flambeau de mon paternel Amour. Alors les âmes seront éclairées, gagnées, - non pas seulement parmi les infidèles -' mais dans toutes les sectes qui ne sont pas de la véritable église. Oui, que ces hommes aussi, qui sont mes enfants, voient luire ce flambeau devant eux, qu'ils con-naissent la vérité, qu'ils l'embrassent et pratiquent toutes les vertus chrétiennes.

5°) - JE voudrais être honoré tout particuliérement dans les séminaires, dans les noviciats, dans les écoles et les pensionnats. Que tous du plus petit au plus grand, puissent ME connaître et aimer comme leur Père, leur Créateur et leur Sauveur.

6°) - Que les prêtres s'appliquent à chercher dans les Saintes écritures ce que J'ai dit autrefois et qui est demeuré jusqu'ici ignoré, relativement au Culte que JE désire recevoir des hommes. Qu'ils travaillent aussi pour faire parvenir Mes désirs et Ma volonté à tous les fidèles et à tous les hommes, en spécifiant ce que JE dirai pour tous les hommes ensemble et pour les Prêtres, les Religieux et les Religieuses en particulier. Ceux-là sont les âmes que JE choisis pour ME rendre de grands hom-mages plus que les hommes du monde.

Certes il faudra du temps pour arriver à une complète réalisation de ces désirs que J'ai conçus sur l'humanité et que JE t'ai fait connaître! Mais un jour avec les prières et les sacrifices des âmes généreuses qui s'immoleront pour cette Oeuvre de Mon Amour, oui un jour JE serai satisfait. JE te bénirai, Mon Fils bienaimé et JE te don-nerai le centuple de tout ce que tu feras pour Ma Gloire.

 A L'éVÊQUE

 JE veux te dire un mot à toi aussi! Mon Fils Alexandre pour que Mes désirs soient réalisés dans le monde.

Il faut qu'avec le Père Spirituel de la «Petite Plante» de

Mon Fils Jésus, vous soyez les promoteurs de cette

Oeuvre, c'est-à-dire de ce Culte Spécial que J'attends des

hommes. C'est à vous mes enfants que JE confie cette

Oeuvre et son avenir si important.

Parlez, insistez, faites connaître ce que JE dirai pour que JE sois connu, aimé et honoré de toutes mes créatu-res et vous aurez fait ce que J'attends de vous: c'est-à-dire Ma volonté et vous aurez réalisé les désirs que depuis longtemps J'ai gardés dans le silence.

De tout ce que vous ferez pour Ma Gloire, JE ferai le double pour votre salut et pour votre sanctification. Enfin ce sera au Ciel et seulement au Ciel, que vous ver-rez la grande récompense que JE vous donnerai, à vous tout particulièrement et à tous ceux qui travailleront dan ce même but.

J'ai créé l'homme pour Moi et il est bien juste que JE sois TOUT pour l'homme. L'homme ne goûtera pas de vraies joies en dehors de son Père et son Créateur, parce que son coeur n'est fait que pour Moi. De mon côté aussi, Mon Amour pour mes créatures est si grand que JE ne goûte aucune joie comme celle d'être parmi les hommes. Ma Gloire au Ciel est infiniment grande, mais Ma Gloire est encore plus grande lorsque JE ME trouve parmi mes enfants: les hommes du monde entier. Votre Ciel à vous mes créatures, est au Paradis avec mes élus, parce que c'est là-haut dans le ciel, que vous Me contem-plerez dans une perpétuelle vision et que vous jouirez d'une gloire éternelle. Mon Ciel à Moi est sur la terre avec vous tous, O hommes! Oui, c'est sur la terre et dans vos âmes que JE cherche mon bonheur et ma joie. Vous pou-vez Me donner cette joie et c'est même un devoir pour vous de le faire pour Votre Créateur et Père qui le désire et l'attend de vous.

Ma joie d'être parmi vous n'est pas moins grande que celle que J'éprouvais lorsque J'étais avec Mon Fils Jésus pendant sa vie mortelle; Mon Fils, c'était Moi qui l'envoyais. Il était conçu de mon Esprit-Saint, qui est encore Moi, en un mot Il était toujours Moi.

A vous mes créatures, en vous aimant comme Mon Fils qui est Moi, je vous dis comme à Lui:- vous êtes mes enfants bien-aimés en qui JE mets mes complaisances:

c'est pourquoi JE jouis en votre- compagnie et désire rester avec vous. Ma Présence parmi vous est comme le soleil sur le monde terrestre. Si vous êtes bien disposés à Me recevoir, JE viendrai tout près de vous, J'entrerai en vous, JE vous éclairerai, JE vous réchaufferai de Mon Amour infini.

Pour vous, âmes en état de péché, ou ignorantes de la vérité religieuse, JE ne pourrai pas entrer en vous, mais JE serai quand même auprès de vous car JE ne cesse jamais de vous appeler, de vous inviter à désirer recevoir les biens que JE vous apporte pour que vous voyiez la lumière et que vous guérissiez du péché.

Tantôt JE vous regarde avec compassion pour le malheureux état dans lequel vous vous trouvez, tantôt JE vous regarde avec amour pour vous disposer à céder aux attraits de la grâce. JE passe parfois des jours, des années même auprès de certaines âmes, pour pouvoir leur assurer le bonheur éternel. Elles ignorent que JE suis là qui les attends, qui les appelle à chaque instant du jour.

Cependant JE ne Me lasse point et JE mets quand même Ma joie à rester auprès de vous, toujours avec l'espoir qu'un jour, vous reviendrez à Votre Père et ME ferez au moins quelques actes d'amour avant de mourir.

Voici par exemple, une âme qui va mourir tout àl'heure: cette âme a toujours été pour Moi comme l'enfant prodigue. (NOTE de Mère Eugenia: cet exemple je l'ai vu s'accomplir, tel que nôtre Père nous le dit et que je l'écris.)

JE la comblais de biens, elle s'en allait gaspiller tous ces biens, ces dons gratuits de Son Père très aimànt et par surcroît, elle M'offensait gravement. JE l'attendais; JE la suivais partout, JE lui donnais de nouvelles faveurs telles que la santé et les biens que JE faisais pro-duire à ses travaux si bien qu'elle avait du superflu. Parfois Ma Providence lui en procurait de nouveaux encore. Elle était donc dans l'abondance mais elle ne voyait qu'à la triste lueur de ses vices et toute sa vie fut un tissu d'égarements par le péché mortel d'habitude. Mais Mon Amour ne s'est jamais lassé. JE la suivais quand même; JE l'aimais; et surtout malgré les refus qu'elle M'opposait, J'étais content de vivre patiemment auprès d'elle, dans l'espoir que peut-être un jour, elle écouterait Mon Amour et qu'elle reviendrait â Moi, Son Père et son Sauveur.

Enfin son dernier jour approche: JE lui envoie une maladie pour qu'elle puisse se recueillir et revenir â Moi son Père. Mais le temps passe et voici mon pauvre enfant, âgé de 74 ans à sa derniére heure. JE suis là encore, comme toujours: JE lui parle avec plus de bonté que jamais. J'insiste, J'appelle mes élus, qu'ils prient pour lui afin qu'il demande le pardon que JE lui offre... A cette minute, avant de rendre le dernier soupir, il ouvre les yeux, reconnaît ses égarements et combien il s'est éloigné du vrai chemin qui conduit jusqu'à Moi. Il rentre en lui-même, puis de sa faible voix que personne dans son entourage n'entendit, il Me dit:

«O mon Dieu, Je vois maintenant comme Votre Amour pour moi a été grand et moi, je vous ai offensé continuel-lement par une si mauvaise vie. Je ne pensais jamais àVous, mon Père et Mon Sauveur. Maintenant Vous voyez tout et pour tout ce mal que Vous voyez en moi et que je reconnais dans ma confusion, je Vous deman'de pardon et j e Vous aime ô Mon Père et Mon Sauveur».

Il mourut à l'instant même et le voici devant Moi. JE le juge avec l'amour d'un Père comme il m'a appelé; et il est sauvé. Il restera quelque temps au lieu de l'expiation, puis il sera heureux pour une éternité. Et Moi, après M'être complu pendant sa vie dans l'espoir de la sauver par son repentir, JE jouis encore plus avec Ma cour céle-ste d'avoir réalisé Mon désir et d'être Son Père pour toute l'éternité.

Quand aux âmes qui vivent dans la justice et la grâce sanctifiante, JE fais Mon bonheur de M'établir en elles. Je ME donne à elles. Je leur confie l'USAGE DE MA PUISSANCE et PAR MON AMOUR, elle.s trouvent une anticipation du Paradis en MOI, leur Père et leur Sauveur!

Ainsifinit le premier cahier du Message.

 

 Message de notre Père

 Deuxième cahier

 Le deuxième cahier commence le 12 aout 1932. Un jour le démon s'en empara et en lacéra la tête avec des ciseaux.

 «JE viens ouvrir une source d'eau Vive qui, dès aujourd'hui et jusqu'à la fin des temps ne se tarira jamais. C'est à vous, mes Créatures que JE viens pour vous découvrir mes entrailles paternelles passionnées d'Amour pour vous, Mes enfants, JE veux que vous soyez témoins de Mon amour Infini et Miséricordieux. Il ne Me suffit pas de vous avoir montré Mon Amour, JE veux encore vous ouvrir Mon Coeur, d'où sortira une Source rafraîchissante où tous les hommes se désaltéreront. Ils goûteront alors les joies qu'ils n'avaient pas connues jusqu'ici à cause de ce poids immense de crainte exagérée qu'ils avaient de Moi, leur tendre Père.

C'est depuis que J'ai promis un Sauver aux hommes que J'ai fait jaillir cette Source - (cette Source, depuis qu'il M'en parle je la vois tous les jours) - et JE l'ai fait passer par le Coeur de mon Fils pour qu'elle arrive jusqu'à vous. Mais Mon Amour immense pour vous me pousse à faire plus encore en ouvrant mon Sein d'où jaillira cette eau de salut pour Mes enfants et, JE leur permets de puiser librement tout ce qui leur est nécessaire pour le temps et pour l'éternité.

Si vous voulez éprouver la puissance de cette soùrce dont JE vous parle, apprenez d'abord à Me connaître mieux et à M'aimer jusqu'au point que JE désire, c'est-à-dire non seulement commé Votre Père, mais comme Votre Ami et Votre Confident.

Pourquoi vous étonner de ce que Je vous dis? Ne vous aije pas créés à Mon Image? Je vous ai faits à Mon Image pour que vous ne trouviez rien d'étrange lorsque vous parlez et vous vous familiarisez avec votre Père, votre Créateur, Votre Dieu; car vous êtes devenus par Ma Miséricordieuse bonté, les enfants de Mon Amour Paternel et Divin.

Puisque Mon Fils Jésus est en Moi et que JE suis en Lui, en notre mutuel Amour qui est l'Esprit-Saint, qui nous tient unis par ce lien de charité qui fait que nous ne sommes qu'Un.

Lui, Mon Fils, est le réservoir de cette Source, pour que les hommes puissent aller puiser dans Son Coeur qui est toujours rempli de l'Eau du salut jusqu'à débor-der! Mais il faut vous assurer de cette Source que Mon Fils vous ouvre, pour que vous puissiez vous convaincre qu'elle est rafraîchissante et agréable! Alors, venez à Moi par Mon Fils et, quand vous serez près de Moi, confiez-Moi vos désirs. Je vous montrerai cette Source en Me fai-sant connaître Tel que Je suis. Quand vous Me connaî-trez, vous serez désaltérés, rafraîchis, vos maux seront guéris, vos craintes seront évanouies; votre joie sera grande et votre amour trouvera un repos qu'il n'avait jamais goûté jusqu'ici!

Mais comment Me direz-vous, pouvons-nous venir àVous ? Ah! venez par la voie de la confiance, appelez-Moi votre Père, aimez-Moi en esprit et en vérité et cela suffira pour que cette eau rafraîchissante et toute puissante arrive à vous désaltérer.

Mais si vous voulez vraiment qu'elle vous donne tout ce qui vous manque pour Me connaître et M'aimer et si vous vous trouvez froids et indifférents, appeliez-Moi seulement du doux Nom de Père et Je viendrai à vous. Ma Source vous donnera l'Amour, la confiance et tout ce qui vous manque pour être toujours aimés de votre Père et Créateur.

Puisque Je désire surtout Me faire connaître à vous tous, pour que vous puissiez tous jouir, même ici-bas de Ma Bonté et de Ma tendresse, faites-vous apôtres auprès de ceux qui ne Me connaissent pas, qui ne Me connais-sent pas encore et Moi, JE bénirai vos travaux et vos efforts en vous préparant une grande gloire auprès de MOI, dans l'éternité!

Je suis l'Océan de la Charité; mes fils, voici une autre preuve de l'Amour paternel que J'ai pour vous tous sans exception quelque soit votre âge, votre état, votre pays. JE n'excepte même pas les sociétés diverses, les sectes, fidèles, infidèles, croyants, indifférents, j'enferme dans cet Amour toutes les créatures raisonnables dont l'ensemble forme l'humanité.

Cette preuve la voici: JE suis l'Océan de la Charité. Je vous ai fait connaître la source qui jaillit de Mon Sein pour vous désaltérer et maintenant, pour que vous goû-tiez combien Je suis bon envers tous, JE vais vous mon-trer l'Océan de Ma Charité universelle pour que vous vous y jetiez les yeux fermés! Pourquoi? Parce qu'en se plongeant dans cet océan, les âmes rendues gouttes amères par les vices et les péchés, perdront l'excès d'amertume dans ce bain de la Charité. Elles en sortiront meilleures, heureuses d'avoir appris à être bonnes et pleines de charité. Si vous-même, par ignorance ou par faiblesse, vous retombez dans l'état d'une goutte amère, JE suis encore un Océan de Charité prêt à recevoir cette goutte amère pour la changer en Charité, en Bonté et pour faire de vous des saints comme JE le suis, Moi votre Père.

Voulez-vous, mes enfants, passer ici-bàs votre vie dans la paix et dans la joie? Venez vous jeter dans cet immense Océan et demeurez-y toujours, tout en utilisant votre vie par le travail, cette même vie sera sanctifiée par la Charité.

Quand à mes enfants qui ne sont pas dans la vérité, JE veux à plus forte raison les couvrir de mes plus pater-nelles prédilections pour qu'ils ouvrent les yeux à la lumière qui, en ce temps, resplendit plus sensiblement que jamais.

C'est le temps des grâces prévu et attendu de toute éternité. Je suis là en personne pour vous parler; Je viens comme le plus tendre et le plus aimant des Pères. JE M'abaisse, JE M'oublie pour vous élever à Moi et assurer votre salut. Vous tous qui vivez aujourd'hui et vous aussi qui êtes dans le néant, mais qui vivrez de siè-cle en siècle jusqu'à la fin du monde, pensez que vous ne vivez pas seuls, mais qu'un Père au-dessus de tous les Pères, vit auprès de vous, vit même en vous, pense àvous et vous offre de participer aux incompréhensibles prérogatives de son Amour. Approchez-vous de la Source qui jaillira toujours de Mon Sein paternel. Goûtez la dou-ceur de cette Eau salutaire et quand vous aurez éprouvé toute sa délicieuse puissance sur vos âmes pour satisfai-re à tous vos besoins, venez vous jeter dans l'Océan de ma Charité pour ne plus vivre qu'en Moi et mourir àvous-même pour vivre éternellement en Moi.

 

Notes de Soeur Eugenia

Notre Père m'a dit, dans un colloque intime:

"La source est le symbole de ma connaissance et l'Océan celui de Ma Charité et de votre confiance. Quand vous voulez boire à cette Source, étudiez-Moi pour Me connaître et quand vous Me connaîtrez, jetez-vous dans l'Océan de ma Charité en vous confiant en moi d'une confiance qui vous transforme et à laquelle JE ne puisse résister, alors JE vous pardonnerai vos fautes et JE vous comblerai des plus grandes grâces."

 

Reprise du Message

 

Je suis parmi vous. Heureux ceux qui croient cette vérité et qui profitent de ce temps dont les écritures ont parlé en ces termes: «Il y aura un temps où Dieu doit être honoré et aimé des hommes comme Il le désire».


Les écritures posent ensuite la question: «Pourquoi?» et elles répondent: «Parce qu'Il est Le seul digne d'hon-neur, d'amour et de louanges à jamais!»

Moïse a reçu de moi-même pour premier des dix Commandements cet ordre à communiquer aux hom-mes: «Aimez, Adorez Dieu!»

Les hommes qui sont déjà chrétiens peuvent Me dire:

«Nous, nous aimons depuis que nous sommes venus au monde ou depuis notre conversion; puisque nous disons souvent dans l'Oraison Dominicale. "Notre Père qui êtes aux Cieux!" Oui, mes enfants, c'est vrai vous M'aimez et vous M'honorez quand vous dites la première demande du Pater. Mais, continuez les autres demandes et vous verrez: «Que votre Nom soit sanctifié! » Mon Nom est-Il sanctifié ? Continuez: «Que votre Règne arrive!» Mon Règne est-Il arrivé?

Vous honorez il est vrai avec toute votre ferveur la Royauté de Mon Fils Jésus et en Lui, c'est Moi que vous honorez! Mais refuserez-vous à Votre Père cette grande gloire de Le proclamer «ROI» ou du moins de Me faire régner pour que tous les hommes puissent Me connaître et M'aimer?

Je désire que vous célébriez cette Fête de la Royauté de Mon Fils en réparation des insultes qu'il a reçues devant Pilate et aussi de la part des soldats qui flagel-laient Sa Sainte et Innocente humanité. Je demande non pas de suspendre cette Fête mais au contraire de la célé-brer avec enthousiasme et ferveur; mais pour que tous puissent vraiment connaître ce Roi, il faut aussi connaî-tre Son Royaumne!

Or, pour arriver à cette double connaissance d'une manière parfaite, il faut encore connaître Le Père de ce Roi, le Créateur de ce Royaume.

En vérité mes enfants, l'église, cette société que J'ai envoyé fonder par Mon Fils, complêtera Mon Oeuvre en faisant honorer Celui qui en est l'auteur: Votre Père et Votre Créateur. Parmi vous mes enfants, certains pour-ront Me dire: L'Eglise a grandi sans cesse, les chrétiens sont de plus en plus nombreux; c'est là une preuve suffi-sante que notre église est complète! «Sachez mes enfants, que votre Père a toujours veillé sur l'Eglise dès son berceau et que, de concert avec Mon Fils et le Saint-Esprit, Je L'ai voulue infaillible par mon Vicaire le Saint-Père. Cependant n'est-il pas vrai que si les Chrétiens me connaissaient TEL que Jè suis, c'està-dire que comme le Père tendre et miséricordieux, bon et libéral, ils pratique-raient encore avec plus de virilité et de sincérité cette religion Sainte!

N'est-il pas vrai que vous, mes enfants, si vous saviez que vous avez un Père qui pense à vous et qui vous aime d'un Amour Infini, vous vous efforceriez à titre de réci-procité, d'être plus fidèles à vos devoirs de Chrétiens, même de citoyens pour être justes et pour rendre justice à DIEU et aux hommes!

N'est-il pas vrai que si vous aviez la connaissance de ce Père qui vous aime tous sans distinction et Qui, sans distinction, vous appelle tous du beau nom de fils, vous M'aimeriez comme des fils affectueux et l'amour que vous me donneriez, ne deviendrait-il pas, sous mon impulsion, un amour agissant qui s'étendrait au reste de l'humanité laquelle ne connaît pas encore cette société de Chrétiens et moins encore Celui qui les a créés et qui est leur Père.

Si quelqu'un allait parler à toutes ces âmes aban-données à leurs superstitions, ou à tant d'autres qui appellent Dieu car elles savent que J'existe sans savoir que JE suis près d'elles, s'il leur disait que leur Créateur est encore leur Père qui pense à elles et qui s'occupe d'elles, qui les environne d'une étroite affection dans tant de souffrances et de délaissements, il obtiendra la con-version même des plus obstinés et ces conversions plus nombreuses seraient aussi plus solides c'est-à-dire per-sévérantes.

Certains, en examinant l'Oeuvre d'Amour que Je viens accomplir au milieu des hommes, trouveront ici à criti-quer et diront ainsi: Mais les Missionnaires ne parlent aux infidèles que de Dieu, de Ses bontés, de Sa miséri-corde, depuis qu'ils sont venus dans ces pays lointains que pourraient-ils dire de plus de Dieu puisqu'ils en par-lent tout le temps?

Des Missionnaires ont parlé et parlent encore de Dieu dans la mesure où ils Me connaissent eux-mêmes, mais Je vous l'affirme, vous ne Me connaissez pas Tel que Je suis puisque Je viens pour Me proclamer le Père de tous et le plus tendre des Pères pour corriger l'amour que vous Me portez et qui est faussé par la crainte.

Je viens Me rendre semblable à mes créatures pour corriger l'idée que vous avez d'un Dieu terriblement juste, puisque Je vois tous les hommes passer leur vie sans se confier à leur Unique Père qui voudrait leur faire savoir son unique Désir, de leur faciliter la traversée de leur vie terrestre pour leur donner ensuite au Ciel une vie toute divine.

J'ai là une preuve que les âmes ne Me connaissent pas plus que vous ne Me connaissez sans dépasser la mesure de l'idée que vous avez de Moi. Mais maintenant que Je vous donne cette lumière, restez dans la lumière et por-tez la lumière à tous, ce sera un moyen puissant de faire des conversions et même de fermer s'il est possible la porte de l'enfer, car Je renouvelle ici la promesse qui ne pourra jamais manquer de s'accomplir et que voici:

«TOUS CEUX QUI M'APPELLERONT, DE TOUT LEUR COEUR DU NOM DU PèRE, NE FÛT—CE QU'UNE

 EULE FOIS NE PéRIRONT PAS, MAIS SERONT SÛRS DE LEUR VIE éTERNELLE EN COMPAGNIE DES éLUS».

Et vous qui travaillerez à Ma gloire et qui tâcherez de Me faire connaître, honorer et aimer, Je vous assure que votre récompense sera grande, car Je compterai tout, même le moindre EFFORT QUE VOUS FEREZ et Je vous rendrai tout au centuple dans l'Eternité.

Je vous l'ai dit, il faut que la Sainte église complète le Culte en honorant d'une manière toute particulière l'auteur de cette Société, Celui qui est venu la fonder aussi, Celui qui en est l'âme le Dieu en trois personnes:

Père, Fils et Saint-Esprit.

Tant que les trois Personnes ne seront pas honorées d'un Culte particulier, spécial dans l'église et dans l'humanité entière quelque chose manquera à cette Société. J'ai déjà fait sentir cetté déficience à quelques âmes, mais la plupart trop timides, n'ont pas correspon-du à Mon Appel. D'autres ont eu l'énergie d'en parler àqui de droit, mais devant leur échec, elles n'ont pas insi-sté.

Maintenant Mon heure est venue. Je viens Moi-même faire connaître aux hommes Mes enfants, ce que jusqu'ici ils n'avaient pas complètement compris. Je viens Moi-Même apporter le FEU ARDENT DE LA LOI DE L'AMOUR pour que, par ce moyen, Je puisse fondre et détruire l'énorme couche de glace qui enveloppe l'humanité.

O chère humanité! O hommes qui êtes mes enfants; sortez, sortez des liens dans lesquels le démon vous a enchaînés jusqu'ici, par la peur d'un Père qui n'est qu'Amour! Venez, approchez, vous avez le droit d'appro-cher votre Père, dilatez vos coeurs, priez Mon Fils, pour qu'Il vous fasse connaître de mieux en mieux mes bontés envers vous.

O vous qui êtes captifs des superstitions et des lois diaboliques, sortez de ce tyrannique esclavage et venez àla Vérité des vérités. Reconnaissez Celui qui vous a créés et qui est Votre Père. N'allez pas prétendre user de vos droits en donnant adoration et hommages à ceux qui vous ont entraînés à mener jusqu'ici une vie inutile, mais venez à Moi, Je vous attends tous parce que tous vous êtes mes enfants. Et vous qui êtes dans la Vraie Lumière, ditez-leur combien il est doux de vivre dans la Vérité! Dites encore à ces chrétiens, à ces chères créatures, mes enfants, combien il est doux de penser qu'il y a un Père qui voit tout, qui sait tout, qui pourvoit à tout, qui est infiniment bon, qui sait facilement pardonner, qui ne châtie qu'à regret et lentement. Dites-leur enfin, que Je ne veux pas les abandonner dans les chagrins de la vie, seuls et sans mérites, qu'ils viennent à Moi: Je les aiderai, J'allègerai leur fardeau, J'adoucirai leur vie si rude et je les enivre-rai de Mon Paternel Amour, pour les rendre heureux dans le temps et dans l'éternité.

Et vous, Mes enfants, qui ayant perdu la Foi, vivez dans les ténèbres, levez les yeux et vous verrez des rayons lumineux venir vous éclairer.

Je suis le Soleil qui éclaire, qui chauffe et qui réchauf-fe, regardez et reconnaissez que Je suis Votre Créateur, Votre Père, Votre seul et unique Dieu. C'est parce que Je vous aime, que Je viens me faire aimer pour que vous soyez tous sauvés.

Je m'adresse à tous les hommes du monde entier en faisant retentir cet appel de Mon Paternel Amour; cet Amour Infini que J'entends vous faire connaître, c'est une réalité permanente.

Aimez, aimez, aimez toujours, mais aussi faites aimer ce Père, pour que dès aujourd'hui, Je puisse montrer àtous le Père le plus passionné d'Amour pour vous.

Et vous mes bien-aimés fils, prêtres et religieux, Je vous engage à faire connaître cet amour paternel que Je conçois pour les hommes et pour vous en particulier. Vous êtes tenus de travailler pour que Ma Volonté se réa-lise dans les hommes et sur vous. Or cette Volonté c'est que Je sois connu, honoré et aimé. Ne laissez pas long-temps mon Amour inactif, car Je suis altéré du désir d'être aimé! Voici le siècle privilégié entre tous; ne laissez pas passer ce privilège, de crainte qu'il ne vous soit

retiré! Les âmes ont besoin de certaines touches divines et le temps presse; ne craignez rien, Je suis votre Père; Je vous aiderai dans vos efforts et dans votre travail, Je vous soutiendrai toujours et Je vous ferai goûter, même dès ici-bas, la paix et la joie de l'âme en faisant porter des fruits à votre ministère et à vos oeuvres de zèle: don inestimable car l'âme qui est dans la paix et la joie, jouit d'un avantgoût du Ciel en attendant la récompense éter-nelle.

A Mon-Vicaire, le Souverain Pontife, Mon Représentant sur la Terre, J'ai communiqué un attrait tout particulier pour l'apostolat des missions dans les pays lointains et surtout un zèle très grand pour rendre mondiale la dévotion au Coeur Sacré de Mon Fils Jésus. Maintenant, Je lui confie l'Oeuvre que ce même Jésus est venu accomplir sur la terre: Me glorifier en Me faisant connaître Tel que Je suis, comme Je viens de le dire àl'adresse de tous les hommes, mes créatures et mes fils.

Si les hommes savaient pénétrer le Coeur de Jésus avec tous ses désirs et sa gloire, ils reconnaîtraient que son désir le plus ardent est de glorifier le Père, Celui qui L'a envoyé et surtout de ne pas Lui laisser une gloire diminuée comme il a été fait jusqu'ici, mais une gloire totale telle que l'homme peut et doit Me la donner, comme Père et Créateur, encore plus comme Auteur de leur rédemption!

Ce que Je lui demande, c'est ce qu'il peut Me donner, sa confiance, son amour et sa reconnaissance. Ce n'est pas parce que J'ai besoin de ma créature ou de ses ado-rations que Je désire d'être connu, honoré et aimé, c'est uniquement pour la sauver et lui donner gloire en parta-ge que Je m'abaisse vers elle. C'est encore parce que ma Bonté, Mon Amour s'aperçoivent que les êtres que J'ai tirés du néant et adoptés comme de vrais fils vont tomber en grand nombre dans le malheur éternel avec les démons, manquer ainsi le but de leur création et perdre leur temps et leur éternité!

Si Je désire quelque chose, surtout à l'heure actuelle, c'est purement l'augmentation de la ferveur des justes, une grande facilité pour la conversion des pécheurs, une conversion sincère et persévérante, le retour des fils pro-digues à la Maison Paternelle, en particulier des Juifs et de tous les autres qui sont aussi mes créatures et mes enfants, comme les schismatiques, les hérétiques, les francs-maçons, les pauvres infidèles, les impies et les sectes diverses et secrètes; que bon gré mal gré, tout ce monde sache qu'il y a un Dieu et un Créateûr. Ce Dieu qui parlera doublement à leur ignorance leur est incon-nu, ils ne savent pas que Je suis leur Père.

Croyez-Moi, vous qui M'écoutez en lisant ces Paroles, si tous les hommes qui sont loin de notre église Catholique, entendaient parler de ce Père qui les aime, qui est leur. Créateur et leur Dieu, de ce Père qui désire leur donner la Vie éternelle, une grande partie de ces hommes, même parmi les plus obstinés, viendrait à ce Père dont vous leur parleriez.

Si vous ne pouvez pas aller directement leur parler ainsi, cherchez des moyens : mille industries directes ou indirectes , mettez les en oeuvre, avec un vrai esprit de suite et une grande ferveur et je vous promets que vos efforts seront bientôt, par une grâce, couronnés de grands succès. Faites-vous des apôtres de Ma Bonté paternelle et, par le zèle que JE vous donnerai â tous, vous serez des forts et des puissants sur les âmes.

JE serai toujours auprès de vous et en vous: si vous êtes deux qui parliez, JE serai entre vous deux: si vous êtes plus nombreux, JE serai au milieu de vous; ainsi vous direz ce que JE vous inspirerai et Je mettrai dans vos auditeurs les dispositions voulues ainsi les hommes seront vaincus par l'amour et sauvés pour toute l'Eternité. Quant aux moyens de m'honorer comme Je le désire, Je ne vous demande qu'une grande confiance. Ne croyez pas que j'attende de vous des austérités, des macéra-tions, que Je veuille vous faire marcher pieds nus ou vous prosterner la face dans la poussière vous faire cou-vrir de cendre etc... Non, non ! Je veux et j'aime qué vous vous teniez avec Moi à votre place d'enfants, par la sim-plicité et la confiance à Mon égard.

Avec vous, JE Me ferai tout â tous comme le Père le plus tendre et le plus aimant. Je Me familiariserai avec vous tous, Me donnant à tous, Me faisant petit pour vous faire devenir grands pour l'Eternité.

La majeure partie des incrédules, des impies et des sociétés diverses reste dans leur impiété et incrédulité parce qu'ils croient que Je leur demande l'impossible, qu'ils doivent se soumettre à mes ordres comme des esclaves sous un maître tyrannique, qui se tient drapé dans sa puissance et reste par son orgueil, distant de ses sujets, pour les contraindre au respect et au dévoue-ment. Non, non! mes enfants!

Je sais me faire petit, mille fois plus que vous ne sup-posez! Cependant ce que J'exige, c'est l'observation fidèle de mes Commandements que J'ai donnés à Mon église pour que vous soyez des créatures raisonnables et que vous ne ressembliez pas aux animaux par votre indisci-pline, vos mauvais penchants, pour qu'enfin vous puis-sez conserver ce trésor qu'est votre âme et que Je vous ai donnée dans la pleine beauté divine dont Je l'ai revêtue!

Ensuite, faites désormais comme Je le désire, ce que Je vous ai fixé déjà pour M'honorer d'un Culte Spécial. Que cela vous fasse comprendre Ma Volonté de vous donner beaucoup et de vous faire participer dans une large mesure à Ma Puissance et à Ma Gloire, uniquement pour vous rendre heureux et vous sauver, vous manife-ster Mon Désir Unique de vous aimer et d'être aimé de vous en échange.

Si vous M'aimez d'un amour filial et confiant, vous porterez aussi un respect plein d'amour et de soumission à Mon église et à Mes Représentants. Non pas un respect comme celui que vous avez maintenant et qui vous tient à distance de Moi, parce que JE vous effraie, ce respect faux que vous avez maintenant; c'est une injustice que vous faites à la Justice, c'est une blessure à la partie la plus sensible de Mon Coeur, c'est un oubli, un mépris de Mon amour paternel envers vous.

Ce qui M'a le plus affligé dans mon peuple d'Israèl et M'afflige encore dans l'humanité actuelle, c'est ce respect mal entendu envers Moi. L'ennemi des hommes s'en est en effet servi, pour les faire tomber dans l'idolâtrie et les schismes. Il s'en sert encore et s'en servira toujours envers vous, pour vous éloigner de la Vérité, de Mon égli-se et de Moi. Ah! ne vous laissez plus entraîner par l'ennemi; croyez à la Vérité qui vient de vous être révélée et marchez dans la lumière de cette Vérité.

Vous Mes enfants, qui vous trouvez en dehors de l'Eglise Catholique, sachez que vous n'êtes pas exclus de Mon Amour Paternel. Je vous adresse un tendre appel, car vous êtes aussi mes enfants! Si vous avez vécu jusqu'ici dans les pièges que le démon vous tendait, reconnaissez qu'il vous a trompés, venez à Moi, votre Père et Je vous recevrai avec amour et joie!

Vous aussi qui ne connaissez aucune autre religion que celle où vous êtes nés et cette religion n'est pas la vraie, ouvrez les yeux: voici votre Père, Celui qui vous a créés et qui veut vous sauver. JE viens à vous pour vous porter la Vérité, avec elle le salut. JE vois que vous M'ignorez et que vous ne savez pas que je ne désire rien d'autre de vous, sinon que vous Me connaissiez comme Père et Créateur et aussi, comme Sauveur. C'est pour cette ignorance que vous ne pouvez pas m'aimer; sachez donc que Je ne vous suis pas si loin que vous croyez!

Comment après vous avoir créés et adoptés par Mon Amour, pourrais-JE vous laisser seuls? JE vous suis partout, JE vous protège en tout, pour que tout devienne une constatation de ma grande libéralité envers vous, malgré vos oublis de mes infinies Bontés, oublis qui vous font dire: «C'est la nature qui nous fournit tout, qui nous fait vivre et qui nous fait mourir». Voici le temps de grâce et de lumière! Reconnnaissez donc, que JE suis le seul vrai Dieu!

Pour vous donner le vrai bonheur dans cette vie et dans l'autre, JE désire que vous fassiez ce que JE vous propose dans cette Lumière. Le temps est propice, ne laissez pas échapper l'amour qui s'offre à votre coeur d'une manière si sensible. A tous, JE demande comme moyen d'entendre la Sainte Messe selon la liturgie, cela M'est bien agréable! Après Je vous dirai avec le temps d'autres petites oraisons, mais JE ne veux pas vous sur-charger. L'essentiel sera de M'honorer comme JE vous l'ai dit, en établissant une fête en Mon honneur et en Me servant dans la simplicité des vrais enfants de Dieu Votre Père, Créateur et Sauveur du genre humain!

Voici un autre témoignage de mon Amour paternel envers les hommes: Mes enfants JE ne dirai pas toute la grandeur de Mon Amour Infini, car il vous suffit d'ouvrir les Livres Saints, de regarder le Crucifix, le Tabernacle et le Saint-Sacrement, pour que vous puissiez comprendre à quel point JE vous ai aimés!

Cependant pour vous montrer la nécessité ou vous êtes de satisfaire Ma volonté sur vous et pour que JE sois désormais plus connu et mieux aimé, JE veux avant de terminer ces quelques paroles qui ne sont que la base de Mon oeuvre d'amour parmi les hommes, Je voudrais vous signaler quelques-uns des innombrables témoigna-ges de Mon amour envers vous!

Tant que l'homme n'est pas dans la Vérité, il ne goûte guère la vraie liberté: vous croyez être dans la joie, la paix, vous, mes enfants, qui êtes en dehors de la vraie loi pour l'exécution de laquelle je vous ai créés, mais au fond de votre coeur vous sentez qu'il n'y a en vous ni vraie paix, ni vraie joie et que vous n'êtes pas dans la vraie liberté de Celui qui vous a créés et qui est Votre Dieu, Votre Père.

Mais vous qui êtes dans la vraie loi ou plutôt qui avez promis de suivre cette loi que je vous ai donnée pour vous assurer votre salut, voilà que le vice vous a con-duits au mal. Vous vous êtes éloignés de la loi, par votre mauvaise conduite. Croyez-vous être heureux? Non. Vous sentez que votre coeur n'est pas â l'aise. Pensez-vous qu'en cherchant votre plaisir et d'autres joies humaines votre coeur se sentira enfin satisfait? Non. Laissez-moi vous dire, que vous ne serez jamais dans la vraie liberté ni dans le vrai bonheur, tant que vous ne me reconnaîtrez pas comme Père et que vous ne vous sou-mettrez pas à mon joug, pour être de vrais enfants de Dieu Votre Père! Pourquoi? Parce que je ne vous ai créés que pour un seul but qui est de Me connaître, de M'aimer et de Me servir, comme l'enfant simple et con-fiant qui sert son Père!

Autrefois dans l'Ancien Testament les hommes se con-duisaient comme des animaux, ils ne conservaient aucun signe indiquant leur dignité d'enfant de Dieu leur Père. Aussi, pour leur faire connaître que Je voulais les éléver à la grande dignité d'enfant de Dieu, Je dus Me montrer d'une sévérité parfois effrayante. Plus tard, quand J'en vis quelques-uns assez raisonnables pour comprendre enfin qu'il fallait établir quelques différences entre eux et les animaux, alors Je commençai à les combler de bien-faits, à leur accorder la victoire sur ceux qui ne sauraient pas encore reconnaître et conserver leur dignité. Et comme leur nombre grandissait, Je leur ai envoyé Mon Fils, orné de toutes les perfections divines, puisqu'Il était le Fils d'un Dieu parfait. C'est Lui qui vient leur tracer les voies de la perfection, par Lui Je vous ai adoptés dans Mon Amour infini, comme de vrais fils et depuis, Je ne vous ai plus appelés du simple Nom de «créatures» mais du nom de «fils».

Je vous ai investis du véritable esprit de la nouvelle Loi qui vous distingue non pas seulement des animaux comme les hommes de l'Ancienne loi, mais vous élève au s de ces hommes de l'Ancien Testament. Je vous ai élevés tous à la dignité d'enfants de Dieu, oui vous êtes Mes fils et vous devez Me dire que Je suis Votre Père; mais n'allez pas ne pas vous confier en Moi comme tels, car sans cette confiance vous n'aurez jamais la véritable liberté.

Tout ce que Je viens de vous dire c'est pour que vous reconnaissiez que Je viens par cette Oeuvre d'Amour, pour vous aider puissamment à secouer la tyrannique servitude qui captive votre âme et vous faire goûter la vraie liberté d'où découle la vraie félicité, en comparaison de laquelle toutes les joies de la terre ne sont rien. Levez-vous tous vers cette dignité d'enfant de Dieu et sachez respecter votre grandeur, et Moi Je serai plus que jamais Votre Père le plus aimant et le plus miséricordieux.

Je suis venu pour apporter la paix avec cette Oeuvre d'Amour. Si quelqu'un M'honore et se confie en Moi.

Je ferai descendre sur lui un rayon de paix dans tou-tes ses adversités, dans tous ses troubles, ses souffran~ ces et ses afflictions de toutes sortes, surtout s'il M'invo-que et M'aime comme son Père. Si les familles M'hono-rent et M'aiment comme leur Père, Je leur enverrai ma paix et avec elle Ma Providence. Si les travailleurs, les industriels et autres artisans divers M'invoquent et M'honorent, Je leur donnerai Ma Paix, Ma Force, Me montrerai le Père bon et miséricordieux. Si dans toute société chrétienne on M'invoque et on M'honore, Je don-nerai Ma Paix, Je Me montrerai Père très aimant et par Ma puissance J'assurerai le salut éternel des âmes.

Si toute l'humanité M'invoque et M'honore, Je ferai descendre sur toute l'humanité l'esprit de paix comme rosée bienfaisante.

Si toutes les nations comme telles, M'invoquent et M'honorent, il n'y aura jamais plus de troubles ni de guerres, parce que Je suis le Dieu de la Paix et là où Je suis, la guerre ne sera pas.

Voulez-vous avoir la victoire sur votre ennemi? Invoquez-Moi et vous triompherez victorieusement sur lui.

Enfin, vous savez que Je peux tout par ma Puissance. Eh bien! cette Puissance Je vous l'offre à tous, pour que vous vous en serviez pour le temps et pour l'Eternité. Je Me montrerai toujours votre Père, pourvu que vous vous montriez mes enfants.

Qu'est-ce que Je désire par cette oeuvre d'Amour? Si ce n'est de trouver des coeurs qui puissent Me compren-dre?

Je suis la Sainteté dont Je possède la perfection et la plénitude et cette Sainteté dont Je suis l'Auteur, Je vous la donne par Mon Esprit-Saint, et par les mérites de Mon Fils Je la restaure dans vos âmes.

C'est par Mon Fils et le Saint-Esprit que Je viens vers vous, en vous et qu'en vous Je cherche Mon repos.

Pour certaines âmes ces mots: «Je viens en vous», sembleront un mystère, mais il n'y a pas de mystère! Parce qu'après que J'eus ordonné à mon Fils d'instituer la Sainte Eucharistie, JE Me suis proposé de venir en vous toutes les fois que vous recevez la Sainte Hostie! Rien cependant ne M'empêchait même avant l'Eucharistie, de venir à vous, puisque rien ne m'est impossible! Mais la réception de ce Sacrement est une action facile à comprendre et qui vous explique comment JE viens en vous!

Quand Je suis en vous, Je vous donne plus aisément ce que Je possède, pourvu que vous Me le demandiez.

Par ce Sacrement vous vous unissez à Moi d'une maniére intime et c'est dans cette intimité que l'effusion de Mon Amour fait répandre dans votre âme la Sainteté que Je possède.

Je vous inonde de Mon amour, alors vous n'avez qu'à Me demander les vertus et la perfection dont vous avez besoin, et vous êtes sûrs qu'en ces moments de repos de Dieu dans le coeur de sa créature rien ne vous sera refu-sé

Puisque vous comprenez le lieu de Mon repos, ne vou-drez-vous pas me Le donner? Je suis votre Père et votre Dieu, oserez-vous Me refuser cela? Ah! Ne Me faites pas souffrir par votre cruauté envers un Père qui vous demande cette seule grâce pour Lui.

Avant de terminer ce Message, Je veux exprimer un désir à un certain nombre d'âmes consacrées à Mon ser-vice. Ces âmes, c'est vous, Prêtres, religieuses et reli-gieux. Vous êtes voués à Mon service, soit dans la con-templation, soit dans les oeuvres de charité et d'aposto-lat. De Ma part, c'est un privilège de Ma Bonté; de la vôtre, c'est la fidélité à la vocation par votre bonne volonté. Ce Désir le voici: Vous qui comprenez plus facile-ment ce que J'attends de l'humanité, priez-Moi, afin que JE puisse faire l'oeuvre de Mon amour dans toutes les âmes. Vous savez toutes les difficultés qu'il faut vaincre pour gagner une âme! Eh bien, voici le moyen efficace qui vous facilitera pour M'en gagner une grande multitu-de: ce moyen c'est précisément de Me faire connaître, aimer, honorer des hommes.

Avant tout, Je désire que vous commenciez les pre-miers.

Quelle joie, pour Moi, d'entrer en premier lieu dans les maisons des Prêtres, religieux, religieuses!

Quelle joie de Me trouver comme Père, parmi les Fils de Mon Amour! Avec vous, Je converserai comme avec des amis, mes intimes! Je serai pour vous, le plus discret des confidents! Je serai votre Tout, qui vous suffira pour tout! ? Je serai surtout le Père accueillant vos désirs, vous comblant de son Amour, de ses bienfaits, de son universelle tendresse!

Ne Me refusez pas cette joie que Je désire goûter parmi vous!

Je vous le rendrai au centuple et, puisque vous

M'honorerez, Moi aussi Je vous honorerai en vous prépa-rant une grande gloire dans Mon Royaume! Je suis la lumière des lumières; là où elle pénètrera, il y aura la Vie, le pain et le bonheur. Cette lumière éclairera le pèle-rin, le sceptique, l'ignorant; elle vous éclairera tous, ôhommes qui vivez dans ce monde plein de ténèbres et de vices, si vous n'aviez pas Ma Lumière, vous tomberiez dans l'abîme de la mort éternelle!

Cette Lumière enfin, éclairera les chemins qui mènent à la Véritable Eglise Catholique, pour ses pauvres enfants qui sont victimes encore des superstitions. Je Me montrerai le Père de ceux qui souffrent le plus sur la terre, les pauvres lépreux!

Je Me montrerai le Père de tous ces hommes qui sont délaissés, exclus de toute société humaine. Je Me mon-trerai le Père des affligés, le Père des malades, surtout des agonisants. Je Me montrerai le Père de toutes les familles, des orphelins, des veuves, des prisonniers, des ouvriers et de la jeunesse. Je Me montrerai Père dans tous les besoins. Enfin, Je Me montrerai le Père des Rois, de leur nation! Et tous, vous sentirez Mes bontés, tous vous sentirez Ma Protection et tous vous verrez Ma Puissance!

Recevez Ma Paternelle et Divine Bénédiction, tous, Amen! Particulièrement à Mon Fils et Représentant, Amen!

Particulièrement â Mon Fils l'évêque, Amen!

Particulièrement à Mon Fils ton Père Spirituel, Amen!

Particulièrement à Mes Filles, tes Mères, Amen!

Et toute la Congrégation de Mon Amour, Amen!

Et à toute l'église et à tout le Clergé, Amen!

Bénédiction toute spéciale à l'église du Purgatoire, Amen! Amen!

 

Mon Père, qui es aux cieux, qu'il est doux et suave de savoir  que Tu es mon Père et que moue suis Ton fils! Madre Eugénie


"Per Ipsum, cum Ipso et in Ipso"

 

Dieu est mon Père

 Mon Père, qui es aux cieux, qu'il est doux et suave de savoir que Tu es mon Père et que moi je suis Ton fils!

C'est surtout lorsque le ciel de mon âme est sombre et que ma croix est plus pesante, que je sens le besoin de Te redire: Père, je crois à Ton Amour pour moi!

Oui, je crois que Tu es pour moi un Père à tout moment de la vie et que moi je suis Ton fils!

Je crois que Tu m'aimes d'un Amour infini!

Je crois que Tu veilles sur moi jour et nuit et que pas même un cheveux ne tombe de ma tête sans Ta permis-sion!

Je crois que, infiniment Sage, Tu sais mieux que moi ce qui m'est utile!

Je crois que, infiniment Puissant, Tu peux tirer le bien du mal!

Je crois que, infiniment Bon, Tu fais tout servir àl'avantage de ceux qui T'aiment; et, sous les mains qui frappent, je baise Ta main qui guérit!

Je crois... mais augmente en moi la Foi, l'Espérance et la Charité!

Apprends-moi à voir toujours Ton Amour qui me guide en tous les événements de ma vie.

Apprends-moi à m'abandonner à Toi à la manière d'un petit enfant dans les bras de sa mère.

Père, Tu sais tout, Tu vois tout, Tu me connais mieux que je me connais moi-même: Tu peux tout et Tu m'aimes!

Mon Père, puisque Tu veux que nous recourions toujours à Toi, voici que je demande avec confiance, avec Jésus et Marie... (formuler la grâce désirée). Dans cette intention, en m'unissant à leurs Coeurs Sacrés, je T'offre toutes mes prières, mes sacrifices et mortifications, toutes mes actions et une plus grande fidélité à mes devoirs d'état. (Si on récite cette prière comme neuvaine, ajouter: «Je Te promets d'être plus généreux, surtout durant ces neuf jours, dans telle circonstance... avec telle per-sonne...»).

Donne-moi la Lumière, la Grâce et la Force du Saint-Esprit!

Affermis-moi dans cet Esprit, en sorte que je n'aie jamais à Le perdre, à Le contrister ni à l'affaiblir en moi.

Mon Père, c'est au Nom de Jésus, Ton Fils, que je Te le demande! Et Toi, ô Jésus, ouvre Ton Coeur et mets-y le mien et offre-le avec celui de Marie à notre Divin Père!.. .Obtiens-moi la grâce dont j'ai besoin!

Divin Père, appelle à Toi tous les hommes. Que le monde entier proclame Ta Paternelle Bonté et Ta Divine Miséricorde!

Sois pour moi un tendre Père et protège-moi en tous lieux comme la pupille de Ton Oeil; Fais que je sois toujours Ton digne fils: aies pitié de moi!

Divin Père, douce espérance de nos âmes, sois connu, honoré et aimé de tous les hommes!

Divin Père, bonté infinie, qui se répand sur tous les peuples,

sois connu, honoré et aimé de tous les hommes! Divin Père, rosée bienfaisante pour l'humanité, sois connu, honoré et aimé de tous les hommes.

Mère Eugénie

 

 Indulgence partielle

      + JEAN Card. VERDIER          + Mgr GIRARD,

      Archevêque de Paris                Vicaire Apostolique

      8 mai 936                                   Le Caire (Egypte) - 9 octobre 1935